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Mont Valérien
Le Mont Valérien est une colline à quelques kilomètres à l'ouest de Paris, située sur les communes de Saint-Cloud, Suresnes et de Rueil-Malmaison. Il abrite un fort, construit à partir de 1841, où les Résistants étaient exécutés pendant la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd'hui, c'est le siège du 8e régiment de transmissions, du Musée Colombophile Militaire, ainsi que du Mémorial de la France Combattante.
On lui attribue d'héberger, depuis la Seconde Guerre mondiale, les services d'écoute de l'armée française, et notamment celles des personnes privées (voir la page Claude Angeli).
Au début des années 60, sur la partie Rueil, et notamment la rue Cuvier, des bidonvilles y étaient encore installés.
Point culminant : 162 mètres
Lien externe
[http://www.ville-suresnes.fr/fr/5bd.htm le site de la ville de Suresne]
[http://maps.apocalx.com/657-fort-du-mont-valerien--rueil-malmaison.php3 une photographie aérienne du Mont-Valérien]
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
Suresnes
Suresnes est une ville de France, dans la banlieue ouest de Paris, sur la rive gauche de la Seine. Elle appartient aux Unité urbaine et Aire urbaine de Paris.
Histoire
Monuments
- Fort du Mont-Valérien (mémorial national des martyrs de la résistance)
- Cimetière Militaire Américain
Jumelage
La ville de Suresnes entretient des relations de jumelage avec :
- Colmenar-Viejo (Espagne)
- le Landkreis de Göttingen (Allemagne)
- Hackney (Grande Bretagne)
- Hann. Münden (Allemagne)
- Holon (Israël)
- Kragujevac (Serbie)
- Villach (Autriche)
Personnages célèbres
À Suresnes sont nés :
- Julie Gayet (1972 - ), actrice
Liens externes
- [http://www.ville-suresnes.fr/ Site officiel de la ville]
Catégorie:Commune des Hauts-de-Seine
1841Catégorie:1841
Cette page concerne l'année 1841 du calendrier grégorien.
Événements
- 13 juillet : Traité de Londres pour la convention des détroits.
Europe
- Début du ministère whig de Sir Robert Peel, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1846).
- Inauguration de la première ligne de chemins de fer internationale en Europe : Strasbourg - Bâle.
- L'Anglais Thomas Cook invente la première agence de voyages.
France
- 22 mars : France : loi limitant le travail des enfants dans l'industrie : interdit pour les moins de 8 ans, limité à 8 heures par jour entre 8 et 12 ans.
Afrique
- Le missionnaire écossais David Livingstone fait son premier voyage d'exploration en Afrique.
Amériques
Amérique du Nord
- janvier : L'affaire de l'Amistad trouve son terme à la Cour suprême des États-Unis, dont l'arrêt US v. Amistad est favorable aux Africains, qui sont libérés. L'affaire a encore envenimé les relations entre les États du Nord et du Sud.
- Début de la présidence Whig de John Tyler aux États-Unis (fin en 1845).
- Présidence Whig de William H. Harrison aux États-Unis.
Asie
- Première occupation de Hong-Kong par la Grande-Bretagne.
Océanie & Pacifique
- L'explorateur britannique Edward Eyre traverse le continent australien d'Adélaïde à Perth.
Proche-Orient & Monde arabe
- L'Égypte perd la Syrie au bénéfice de la Turquie ottomane.
- La création du poste de grand Rabbinat de Jérusalem est l'une des conséquences directes de l'affaire de Damas,
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- L'écrivain américain Edgar Allan Poe écrit la première nouvelle policière, Double assassinat dans la rue Morgue.
- Science et techniques :
- Inauguration de la première ligne de chemins de fer internationale en Europe : Strasbourg - Bâle.
- Le savant anglais William Talbot dépose le brevet du premier système de négatif photographique, le calotype.
- Michael Thonet fait breveter l'invention de la courbure chimico-mécanique du hêtre qui lui permettra de créer ses célèbres chaises.
- Mise au point du premier colorant synthétique en Allemagne.
- Sports :
- Le Kent est sacré champion de cricket en Angleterre.
- 14 janvier : Berthe Morisot, peintre français
- 23 janvier : Constant Coquelin, comédien français
- 28 janvier : Henry Morton Stanley, explorateur continent d'Afrique
- 30 janvier : Félix Faure futur président de la République française
- 25 février : Pierre-Auguste Renoir, peintre et sculpteur français
- 22 mai : Catulle Mendès, écrivain français
- 8 septembre : Antonín Dvořák compositeur
- 28 septembre : Georges Clemenceau, homme d'État français
- 16 octobre : Ito Hirobumi, homme politique japonais
- 6 novembre : Armand Fallières futur président de la République française
- 9 novembre : Édouard VIII, futur roi d'Angleterre
- 20 novembre : Wilfrid Laurier, futur Premier ministre du Canada
- 6 décembre : Jean-Frédéric Bazille, peintre français
- 15 janvier : Arend Friedrich August Wiegmann, zoologiste allemand (° 1802).
- 4 avril : William Henry Harrison, Président des États-Unis.
- 9 septembre : Augustin Pyrame de Candolle, botaniste suisse (° 1778).
- 9 novembre : Victor Audouin, naturaliste, entomologiste et ornithologue français (° 1797)
__NOTOC__
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ms:1841
Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale (que l'Union soviétique appelle la grande guerre patriotique) est le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, tuant environ 2% de la population mondiale, soit approximativement 60 millions de personnes, dont une grande partie de civils. Elle a commencé en 1939, en Pologne, ou même, selon certains, en 1936 en Espagne, ou bien encore selon d'autres, en 1937 en Asie, pour se terminer en 1945. Ce conflit opposa, de façon schématique, deux camps : les Alliés et l'Axe.
- Alliés : Australie, Belgique, Canada, Chine, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Luxembourg puis l'Union soviétique à partir du 22 juin 1941, les États-Unis d'Amérique à partir du 7 décembre 1941, le Mexique et le Brésil à partir de 1942.
- Axe : Allemagne, Autriche, Hongrie, Finlande, Italie, Japon, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, Croatie, Thaïlande.
Les États européens qui ne prirent pas part au conflit, conservant leur neutralité furent : l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, la Suède, la Suisse et la Turquie.
Article détaillé : Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale est tristement célèbre pour le sommet de souffrance auquel l'humanité s'est elle-même soumise : la déportation en camps de concentration et camps de travail à des fins d' extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus, (homosexuel(le)s, Témoins de Jéhovah, etc.) commandées par le régime nazi ; les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les massacres massifs de populations et de combattants perpétrés par les forces japonaises principalement en Chine ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis et des unités japonaises ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) puis par les Alliés sur une échelle bien plus grande avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne. Et pour la première et unique fois en plus de 50 ans, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et Nagasaki au Japon.
Bref résumé chronologique
Article détaillé : Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
Dès 1936 les futurs belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale commencent à s'affronter plus ou moins directement dans le cadre de la Guerre civile espagnole. Dans le camp républicain, les brigades internationales (composées d'engagés volontaires majoritairement communistes venus surtout d'Europe centrale et de France, des républicains allemands et italiens et des démocrates anglo-saxons, parmi lesquels on trouvera André Malraux et George Orwell) combattent sous commandement espagnol. Dans le camp franquiste interviennent plusieurs divisions italiennes de « Chemises noires » commandées par des généraux italiens et une légion allemande d'aviation « Condor » (composée d'aviateurs de la Luftwaffe sous commandement allemand, qui viennent, par roulement, s'entraîner à leurs missions de bombardement sur les populations espagnoles) ainsi que quelques centaines de volontaires irlandais et une compagnie française.
Dès 1937, débute l'affrontement entre le Japon et la Chine (Guerre sino-japonaise (1937-1945)).
Dès 1938, après Munich et l'annexion des Sudètes et la réaction (très molle) de la France et du Royaume-Uni, rares sont les optimistes qui croient encore que la guerre peut être évitée, tandis que l'Union soviétique joue la carte nazie contre la Pologne et les « démocraties » avec le pacte germano-soviétique (qui constituait un nouveau partage de la Pologne) .
Mais la Seconde Guerre mondiale commence officiellement en Europe, lorsque la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, en réaction à l'invasion de la Pologne par cette dernière, le 1 septembre 1939, un traité les liant à ce pays.
L'Union soviétique récupère de son côté la partie est de la Pologne et les pays baltes, comme convenu avec Ribbentrop. Puis elle attaque la Finlande le 30 novembre 1939 pour annexer la Carélie, ce qu'elle obtient par la paix de Moscou le 12 mars 1940, en dépit d'une résistance finlandaise inattendue.
Une fois l'armée polonaise écrasée (avant la fin septembre !) par l'Allemagne et l'URSS, plus rien ne se passe sur le front ouest où les troupes anglo-françaises (sous commandement français) ne prennent aucune initiative militaire, nulle offensive n'intervenant pendant plusieurs mois (on assiste alors à la « Drôle de guerre »).
Au printemps, les alliés se préparent à couper l'approvisionnement en acier de Suède vers l'Allemagne depuis la Norvège, mais l'opération tourne au fiasco et l'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. Le corps expéditionnaire du Royaume-Uni et de la France rembarque précipitamment lorsque la Belgique est envahie.
En effet, mai-juin 1940 voit l'invasion foudroyante par l'armée allemande des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France (« Blitzkrieg » ou « guerre éclair »). L'armée belge capitule en mai 1940. L'Italie se joint alors à l'Allemagne et déclare la guerre à la France le 10 juin. Puis, en France, le gouvernement Pétain succédant le 16 juin 1940 à celui de Paul Reynaud, demande l'armistice et en accepte les conditions.
Contre l'attente des stratèges nazis et des généraux français battus, l'Angleterre fait front avec succès à l'aviation allemande, car, bien que faible en forces terrestres (puisqu'elle avait supprimé son service militaire entre les deux guerres), elle dispose d'une flotte puissante, d'une aviation bien organisée, et, avec Churchill qui a remplacé Chamberlain, d'un bon moral.
La Grande-Bretagne dispose en outre de l'aide d'abord économique des États-Unis, puisque ceux-ci, bien qu'officiellement neutres, la fournissent en armes et en ravitaillement. Roosevelt obtient du Congrès en mars 1941, le vote de la loi « Prêt-Bail », qui lui permet d'apporter une aide matérielle illimitée à l'Angleterre et à ses alliés.
Hitler, désespérant de prendre l'Angleterre et de l'amener à faire la paix érige une puissante chaîne de fortifications, surnommée « Mur de l'Atlantique », sur les côtes de l'Atlantique et de la Manche, et décide d'attaquer la Russie. Mais l'Italie fasciste vient elle-même d'agresser, à partir de l'Albanie, la Grèce qu'elle croyait sans défense. Or ce sont les forces grecques du dictateur nationaliste Metaxas qui sont victorieuses : après avoir contenu l'attaque des troupes de Mussolini, l'armée grecque les repousse et envahit à son tour l'Albanie italienne.
C'est alors que, pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs semaines son opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie sympathisante et la Yougoslavie affaiblie par la division entre multiples factions (communistes et anti-communistes, nationalistes de tous bords, notamment les nationalistes croates ou oustachis d'Ante Pavelic et leurs ennemis serbes communistes de Tito).
Les nazis battent les armées yougoslave et grecque, ce qui leur permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, ils viennent :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), allaient lui immobiliser de 13 à 20 divisions jusqu'à la fin de la guerre ;
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa contre l'URSS, qui ne peut commencer que le 22 juin 1941.
Si bien que, malgré une avance foudroyante et la capture de nombreux soviétiques, la Wehrmacht est stoppée en décembre 1941, à quelques kilomètres de Moscou sous un froid glacial et sans équipement adéquat. Les Soviétiques lancent alors avec leurs troupes sibériennes une offensive d'hiver qui, au prix de pertes effroyables, oblige les envahisseurs à reculer. Il est vrai que, selon la propagande nazie, il ne s'agissait que d'un « repli élastique »...
À partir de ce moment, c'est la campagne de Russie qui va accaparer l'essentiel des efforts militaires allemands, et conduire Hitler à ne consacrer que des efforts insuffisants au front de Libye, alors qu'avec des renforts plus importants, Rommel aurait pu atteindre le canal de Suez.
Le 7 décembre 1941 les Japonais détruisent, par surprise, la flotte américaine du Pacifique à Pearl Harbor. Ils laissent néanmoins échapper ses porte-avions.
Les Japonais envahissent alors les Philippines et les Indes néerlandaises, en janvier-août 1942, ainsi que tout le Sud-Est asiatique. Ils ne sont arrêtés qu'en Birmanie.
Mais au début de juin 1942, la bataille aéro-navale des îles Midway coûte quatre porte-avions aux Japonais. Ainsi sont-ils désormais placés sur la défensive dans le Pacifique, dont les États-Unis commencent la reconquête, île par île.
Mais Roosevelt, bien qu'entré en guerre à la suite de l'agression japonaise, a compris que l'ennemi principal est l'Allemagne, qui a fait la sottise de lui déclarer la guerre en décembre 1941. Or l'Union soviétique, menacée par une nouvelle offensive dans le secteur de la Volga et en direction des pétroles du Caucase, supporte presque seule l'effort de guerre allié en Europe. Un second front doit donc être créé d'urgence pour la soulager.
Après des hésitations, Churchill et Roosevelt se décident pour l'Afrique du Nord, où Roosevelt, influencé par ses représentants Leahy et Murphy, espère le ralliement de l'armée de Vichy. C'est l'Opération Torch, qui se traduit par le débarquement des Forces alliées en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942. En réalité, les troupes de Vichy accueillent initialement les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, cependant que la Tunisie est livrée sans combat aux Allemands suite aux tergiversations de l'amiral Esteva et du général Derrien, hésitant entre les ordres de Darlan (après son ralliement forcé aux Alliés) et de Vichy. Le 8 décembre, après un ultimatum avec délai d'acceptation de trente minutes du général Nehring, Bizerte se rend et l'escadre française tombe aux mains des Allemands (trois torpilleurs, deux avisos et neuf sous-marins).
Le débarquement réussit cependant à Alger, grâce à la résistance française (putsch du 8 novembre 1942) et au ralliement forcé de l'amiral Darlan. À partir de ce moment, l'armée d'Afrique entre en guerre dans le camp allié et, pour commencer, participe à la campagne de Tunisie.
À la Conférence de Casablanca (1943), tenue entre le 14 et le 24 janvier, Roosevelt et Churchill décident de poursuivre leurs offensives en Sicile puis en Italie, et de renforcer leur soutien à l'Union soviétique. Quant à l'armée française d'Afrique, elle va participer aux campagnes d'Italie et enfin au débarquement en Provence.
L'Allemagne coule deux navires mexicains au cours du mois de mai 1942. Devant son refus de payer des dommages et intérêts, le parlement mexicain lui déclare la guerre le 2 juin 1942, suivi par d'autres États latino-américains. L'aviation mexicaine participe à la guerre du Pacifique.
Après le débarquement allié en Italie, ce pays cesse les hostilités puis change de camp en 1943. L'année suivante, en 1944, à l'approche des troupes soviétiques, les armées de la Roumanie et de la Hongrie changent de camp.
Quant à la Yougoslavie, elle se libère toute seule, ce qui confère, par la suite, une forte autorité et une grande indépendance au chef communiste de l'armée des partisans, Tito.
L'Allemagne nazie capitule le 7 mai 1945 à Reims, et c'est officiellement le 8 mai 1945 qu'est proclamé l'armistice qui met fin à la guerre en Europe. Le 8 mai est devenu depuis un jour férié en France.
En Asie, la guerre ne s'achève que le 2 septembre 1945, lorsque le Japon reconnaît sa défaite et capitule sans condition après le largage, par les États-Unis, des deux premières bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki.
Les gaz de combat ne furent pas utilisés dans les combats entre belligérants, mais seulement contre les civils déportés, dans les camps d'extermination nazis.
Pourtant les deux camps en possédaient. Des réserves importantes de gaz tabun et sarin furent retrouvées en Allemagne en 1945, suffisantes pour tuer des millions de personnes. Elles furent immergées dans des caissons de béton sous la Manche. On s'inquiète de leur état de conservation aujourd'hui.
Origines
En Europe
Après la Première Guerre mondiale et le traité de Versailles de 1919 se pose le problème de la compensation que l'Allemagne devrait payer aux vainqueurs. Le Royaume-Uni partage les colonies allemandes, sous la forme de mandats de la SDN, avec la France (mais aussi avec la Belgique, le Japon, les États-Unis). Mais la France, sur le sol de laquelle s'est passé une grande part des combats, obtient en outre le droit à de fortes indemnités de réparations, ainsi que la récupération des deux provinces (l'Alsace et la Moselle) annexées par Bismarck après la guerre de 1870. Quant aux États-Unis d'Amérique, devenus de gros créanciers des puissances alliées et appliquant strictement leurs droits, compte tenu de leurs lourdes pertes, ils exigent le règlement des dettes d'achats de matériel de guerre et de carburant dues par leurs alliés.
La Russie est devenue, à l'issue de la Révolution et de la contre-révolution, l'Union soviétique communiste, tandis que de nouveaux États (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes) sont créés en Europe centrale, au nom du principe des nationalités, en particulier par le démembrement de l'empire austro-hongrois.
En Allemagne, les difficultés économiques (inflation galopante des années 1920) et politiques (faiblesse de la République de Weimar) permettent au NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands ou nazi) et à son chef Adolf Hitler de prendre le pouvoir légalement en 1933. Très vite, Hitler restaure en Allemagne le service militaire généralisé, interdit par le traité de Versailles, remilitarise la Rhénanie (1936) et met en œuvre une politique étrangère agressive. Cette politique est destinée à regrouper au sein d'un même État les populations germanophones d'Europe centrale, en commençant par l'Autriche (Anschluss de mars 1938) et ouest de la Tchécoslovaquie (Sudètes, en septembre 1938).
L'annexion des Sudètes est entérinée à Munich en septembre 1938, lors d'une conférence où le Français Édouard Daladier et l'Anglais Neville Chamberlain se fient aux promesses d'Hitler, selon lesquelles l'obtention des Sudètes satisferait la dernière revendication du III Reich, et interdisent à la Tchécoslovaquie de se défendre. Cela n'empêche naturellement pas Hitler d'annexer, peu après, la moitié de la Tchécoslovaquie, la Bohême et Moravie (en mars 1939, avec la complicité des nationalistes slovaques de Mgr Tiso, de la Hongrie de Horthy et de la Pologne des colonels, qui s'empare de la région de Teschen. Hitler s'empare également de Memel en Lituanie.
Cependant, le corridor de Dantzig (aujourd'hui Gdańsk), ancienne ville prussienne détachée de l'Allemagne après 1918, constitue un élément important d'instabilité. En effet, Berlin revendique ce corridor qui sépare la Prusse orientale du reste de l'Allemagne. Quant à la Pologne, bien qu'admiratrice de l'Allemagne nazie, avec laquelle elle a partagé la Tchécoslovaquie, elle ne veut pas lâcher ce corridor, qui est son seul accès à la mer.
En outre, depuis 1922, l'Italie est aux mains du parti fasciste, dirigé par Benito Mussolini, qui exprime des revendications sur divers territoires français.
En Asie
Le Japon, modernisé à partir de l'ère Meiji, développe depuis la fin du sa puissance économique et militaire, s'accordant ainsi une place centrale et peu à peu hégémonique en Extrême-Orient.
Dès 1894, le Japon affronte la Chine au sujet d'une controverse sur la Corée. Cette guerre, où de nombreux commentateurs prédisent la victoire de la Chine impériale face au petit Japon, voit l'armée nippone écraser les forces chinoises, notamment grâce à sa supériorité technologique. De cette victoire, le Japon obtient la cession de Formose (Taiwan), des îles Pescadores et de la presqu'île du Liao-dong.
Mais la Russie, y voyant un moyen d'accroître son influence en Extrême Orient, paie les dettes de guerre de la Chine auprès du Japon et, soutenue par l'Allemagne et la France, humilie Tōkyō en imposant la restitution de la péninsule de Liao-dong à la Chine. La Russie et le Japon sont dès lors impliqués dans une lutte d'influence au nord-est de la Chine, alors dominée par les puissances occidentales. La Russie obtient la concession de la construction du « transmandchourien » et accroît sa présence militaire dans le secteur, avec notamment la création d'une base navale à Port-Arthur, au sud de la péninsule de Liao-dong. La politique agressive des Russes les menant à s'intéresser à un développement de leur influence en Mandchourie et en Corée, le Japon s'en inquiète et tente dans un premier temps de négocier un partage des aires d'influence en Mandchourie. Mais Moscou les mésestime et la conciliation n'aboutit pas.
C'est pourquoi en 1904 les Japonais détruisent sans déclaration de guerre une flotte russe dans la rade de Port-Arthur, puis une autre flotte russe en 1905, à la bataille de Tsoushima. Le Japon, bien préparé et proche de ses bases obtient ainsi la domination de la mer de Chine. À l'inverse, la Russie, minée par des tensions internes, dirigée à l'est par un commandement incompétent et ne parvenant pas à assurer une liaison militaire efficace avec l'ouest par son Transsibérien à voie unique, essuie aussi de lourdes défaites terrestres. La guerre russo-japonaise se solde en 1905 par une armistice qui humilie la Russie, laissant au Japon le Liao-dung, la moitié de l'île de Sakhaline et la prééminence sur la Corée. Le Japon devient le premier pays asiatique à avoir vaincu une puissance occidentale, ce qui lui confère, auprès des peuples d'Extrême Orient, un prestige qui subsistera jusqu'en 1945.
En 1914, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne et récupère à la fin de la guerre les possessions allemandes du Pacifique. En 1931, sous le prétexte d'incidents transfrontaliers, le Japon envahit le nord de la Chine qui devient en 1932 le Mandchoukouo, État indépendant sous protectorat japonais. L'année suivante, le Japon quitte la SDN, puis, en 1937, profitant de la faiblesse d'une Chine secouée par la guerre civile entre les troupes communistes et celles du Kuomintang, il occupe une partie nord-est de ce pays. La tentative d'occupation de la Manchourie est brisée par l'Union Soviétique.
Pour permettre l'accomplissement de son expansionnisme militaire sur l'Asie orientale et le contrôle des ressources de l'Asie du Sud-Est il lui faut cependant détruire la principale menace qui subsiste dans le Pacifique : la force navale américaine basée à Hawaii.
Différents théâtres d'opération
Théâtre européen
Après s'être assuré que l'URSS participerait au démembrement du pays en signant le pacte Molotov-Ribbentrop, Hitler lance ses armées sur la Pologne, le 1 septembre 1939, sans déclaration de guerre (voir : incident de Gleiwitz). En application de leur alliance, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne. En particulier, la France a garanti après 1918 par des traités d'assistance mutuelle l'existence de la plupart des pays nouvellement créés en Europe centrale (avec l'arrière-pensée de créer un cordon sanitaire autour de l'Allemagne). Cependant, malgré la pression de Chamberlain, pas plus qu'elle n'a respecté ses engagements envers les précédentes victimes d'Hitler, la France ne respecte ses obligations envers la Pologne : celles-ci prévoyaient que la France attaquerait l'Allemagne 15 jours après le début de la mobilisation générale. Mais les Français restent l'arme au pied alors que la Pologne fait seule face à l'agression allemande puis soviétique. Les Allemands utilisent alors pour la première fois la tactique de la « guerre éclair » (Blitzkrieg), qui assure à la Wehrmacht une victoire rapide malgré la contre-offensive de la Bsura. L'URSS prend alors sa part de la Pologne ainsi que les États baltes, et attaque la Finlande (Guerre d'Hiver) pour lui prendre la région frontalière de Carélie, près de Leningrad. Les Finlandais résisteront trois mois puis finiront par céder.
Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourne vers l'ouest, mais rien ne se passe sur ce front pendant plusieurs mois. Retranchés derrière la ligne Maginot, les Français attendent l'assaut allemand pour l'endiguer. C'est la drôle de guerre. Mais la stratégie française du généralissime Gamelin est prise en défaut lorsque le 10 mai 1940, l'Allemagne lance l'opération Marita, une vaste offensive sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg violant la neutralité de ces États, puis à travers les Ardennes – la percée de Sedan – afin de prendre à revers la ligne Maginot.
Les armées franco-britanniques se déploient vers le nord pour défendre la Belgique mais se trouvent prises à revers, puis finalement encerclées autour de Dunkerque. La Royal Navy et les bateaux de plaisance britanniques évacuent leurs troupes et une large partie des forces françaises à Dunkerque (Opération Dynamo) en abandonnant leur équipement lourd, tandis qu'un rideau de troupes françaises freine la réduction du réduit avant d'être fait prisonnier. Gamelin est remplacé par le général Maxime Weygand, qui ne réussit pas à mettre en place une ligne de défense le long de la Somme, jusqu'à la ligne Maginot. Il arrive trop tard, et son action, qui commence par retarder la riposte à la trouée allemande, ne peut qu'aggraver la situation, la France n'ayant plus de réserves. Après quelques jours de combats acharnés, cette ligne est percée. Dès lors, plus rien ne peut enrayer l'avancée nazie. Le président Paul Reynaud démissionne et le nouveau gouvernement du maréchal Philippe Pétain choisit de demander l'armistice. Il est signé le 22 juin (à Rethondes, dans l'ancien wagon de l'armistice de 1918), et laisse à l'Allemagne le contrôle de la partie nord et ouest de son territoire. Pétain instaure en France un régime autoritaire, le Régime de Vichy, et, quelques mois plus tard, le 30 octobre 1940, il préconise la collaboration avec l'ennemi.
À Londres, le général français Charles de Gaulle décide de continuer la guerre et forme une légion de volontaires, qui se transforme en mouvement de la France Libre, pour résister à l'Allemagne. Un certain nombre de Français le rejoignent et une partie des colonies françaises se rallient à lui. De Gaulle est le chef de ce mouvement, et ses Forces Françaises Libres (FFL) combattent aux côtés du Royaume-Uni sur tous les fronts, contre les forces allemandes et italiennes. Le Bureau de Renseignement et d'action de la France Libre organise aussi des réseaux de sabotage en France, contre les forces d'occupation.
Pendant ce temps, l'Italie attaque également la France, mais ne progresse que de quelques kilomètres, stoppée par la forte résistance des rares unités françaises qui défendent la frontière en Provence. Cependant, le gouvernement interdit à la RAF de riposter.
L'Allemagne ne parvient pas à vaincre la Royal Air Force dans la Bataille d'Angleterre. Ainsi, elle ne peut obtenir la supériorité aérienne nécessaire pour envahir les îles britanniques. Par conséquent, elle commence une campagne de bombardement (dite le Blitz, l'éclair), notamment sur des villes comme Coventry et un blocus (dit Bataille de l'Atlantique) par sous-marins pour affaiblir le Royaume-Uni. Mais c'est un échec, l'Allemagne ne parvient pas à briser la résistance britannique.
Voyant les succès de l'Allemagne, Mussolini veut aussi lancer son pays dans les conquêtes. Il a déjà occupé l'Albanie au début de 1939, et il décide d'attaquer la Grèce. Mais la résistance grecque de l'armée du dictateur Metaxas est farouche et se transforme en offensive victorieuse : Les Grecs occupent alors le quart sud de l'Albanie italienne. Pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs mois l'opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie (qui est son alliée) et la Yougoslavie pro Alliés, où les nazis sont aidés par les croates nationalistes d'Ante Pavelic. Vainqueur en apparence, Hitler écrase les armées yougoslave et grecque, ce qui lui permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, il vient :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), vont lui immobiliser 20 divisions depuis la fin de 1942 jusqu'à la fin de la guerre
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa qui ne commence que le 22 juin 1941. Malgré une progression victorieuse, les forces allemandes vont alors être surprises par l'hiver russe, sans l'équipement adéquat, aux portes de Moscou, tandis que leurs blindés vont s'enliser dans la boue :
L'Allemagne, en attaquant par surprise l'Union soviétique lors de l'opération Barbarossa, s'empare de grandes portions de territoires, capturant de nombreux soldats.
Ils le font d'autant plus facilement que Staline, qui de toute sa vie n'a fait confiance à personne, a choisi de faire confiance à Hitler, alors qu'il reçoit depuis des mois des informations précises et concordantes de ses agents à l'étranger. Il a cependant refusé d'en tenir compte et de prémunir ses troupes contre ce risque d'agression. De plus, aux premières heures de l'attaque, Staline, dans l'espoir d'arranger les choses avec Hitler, interdit même aux forces soviétiques de résister, pendant les deux premiers jours de l'invasion, alors qu'elles sont martelées par les bombes allemandes.
Cependant, les Soviétiques déplacent leur base industrielle dans l'Oural, tandis que l'armée rouge oppose une défense héroïque qui, aidée par un hiver éprouvant, leur permet de défendre notamment Moscou et Leningrad.
Leningrad
Au printemps 1942, l'armée allemande reprend l'offensive en concentrant celle-ci vers les champs de pétrole du Caucase, au sud. À la fin de l'année, la VI armée, avec plus de 300 000 hommes, est détruite à Stalingrad qui représente un verrou pour le contrôle du Caucase. En 1943, la Wehrmacht reprend l'initiative à la troisième bataille de Kharkov mais est brisée à la grande bataille de Koursk.
En 1943, après un débarquement en Sicile, puis un autre dans la péninsule italienne, les Alliés avancent en Italie. Mussolini chassé, le pays capitule et se range du côté des Alliés. Néanmoins, l'Allemagne peut tenir une ligne de défense dans les montagnes qui freine cette progression dans la péninsule. Il faut attendre début 1945 pour que les Nazis soient complètement repoussés d'Italie.
Les Alliés prennent pied en Normandie avec l'opération Overlord à partir du 6 juin 1944. Les soldats alliés qui débarquent sont principalement états-uniens, britanniques et canadiens. Un autre débarquement est organisé par les FFL en août (à partir du 15), en Provence avec l'opération Anvil Dragoon, pour libérer le sud de la France et ouvrir un deuxième front en France. L'Allemagne tente une contre-offensive désespérée dans la Bataille des Ardennes en décembre, où elle perd ses dernières réserves militaires.
En 1945, les Alliés peuvent franchir le Rhin et occuper de vastes secteurs de l'ouest et du sud de l'Allemagne, tandis que, à l'est, les Soviétiques progressent de façon continue, libérant l'Europe centrale puis atteignant Berlin. Hitler se suicide le 30 avril d'une balle dans la tête dans son bunker de la Chancellerie. Le même jour, les Soviétiques plantent leur drapeau sur le toit du Reichstag, le siège du Parlement allemand, dans un Berlin en ruine. Toute résistance militaire nazie cesse alors. Mais la Bataille de Berlin continue jusqu'au 2 mai, puisque quelques civils continuent à résister. L'Allemagne se rend sans condition le 8 mai 1945. Le Troisième Reich pour lequel Hitler prédisait une durée d'un millénaire aura finalement semé la destruction un peu plus de 12 ans.
Théâtre africain et du Moyen-Orient
L'armée italienne, partant de sa colonie de Libye, attaque les troupes britanniques et du Commonwealth en Égypte, mais est mise en déroute jusqu'à ce que l'Allemagne la renforce. Des combats se succèdent alors, dans le désert d'Afrique du nord, entre les forces italiennes appuyées par l'Afrika-Korps d'Erwin Rommel et la 8 armée britannique. En mai 1942, Rommel lance une grande offensive vers l'est pour atteindre Suez,et bouscule les forces britanniques, mais il est arrêté 14 jours à Bir Hakeim par la 1 Brigade Française libre du général Koenig, ce qui donna le temps aux Anglais en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d'El Alamein, que Rommel ne parvient pas à franchir. Puis en octobre 1942, c'est la 8 Armée britannique, commandée par Montgomery, qui attaque à son tour les forces de l'Axe et remporte la seconde bataille d'El Alamein. Celle-ci met fin à la présence de l'Axe en Libye, quelques jours après le succès du Débarquement allié en Afrique du Nord.
Le 8 novembre 1942, en effet, pour soulager l'Union soviétique qui résiste seule à l'assaut allemand, les forces américaines et anglaises ont débarqué par l'Opération Torch, au Maroc et en Algérie contrôlés par le gouvernement de Vichy. Roosevelt, désinformé par ses représentants Leahy et Murphy, espérait, contre tout réalisme, le ralliement de l'armée de Vichy.
Malheureusement les généraux de Pétain accueillent les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, tandis qu'ils livrent, sans un seul coup de revolver, la Tunisie et sa flotte de Bizerte à une poignée de Germano-Italiens.
Le débarquement allié en Afrique du Nord réussit cependant à Alger, où 400 patriotes français réussissent à neutraliser le 19 Corps d'Armée vichyste pendant une quinzaine d'heures. Ainsi cet audacieux putsch du 8 novembre 1942 permet-il aux Alliés d'encercler Alger sans opposition, et d'obtenir, le jour même, la capitulation du général Juin et l'amiral Darlan, à 17 heures. Contrôlant dès le premier jour un grand port intact, le succès du débarquement est assuré, grâce à la résistance française. Il reste au général Clark, qui tient à sa merci les chefs de l'Armée d'Afrique, à obliger sous la menace Juin et Darlan, après 3 jours de pression, à ordonner le cessez-le-feu à Oran et au Maroc, les 10 et 11 novembre 1942.
Darlan change alors de camp et instaure à Alger, sous la dénomination de « Haut Commissariat de France en Afrique », un gouvernement vichyste local sous protectorat américain. Darlan puis Giraud y maintiennent le régime de Vichy, avec ses lois d'inspiration hitlérienne et ses camps de concentration (Voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43), alors qu'ils ne sont plus soumis à aucune pression nazie. Mais l'armée d'Afrique entre en guerre dans le bon camp, et participe aux campagnes de Tunisie, puis d'Italie et enfin au débarquement en Provence. Parallèlement, à la suite de la fusion du Comité français de Londres, dirigé par de Gaulle et du Commandement Civil et Militaire dirigé par Giraud, un nouvel organisme, le Comité français de la Libération nationale(CFLN) est institué. Sous l'autorité du général de Gaulle, il fait disparaître les derniers vestiges du vichysme dans l'Empire.
Les alliés chassent finalement l'Axe du continent africain, avec l'aide de l'armée d'Afrique retournée et des Forces Françaises Libres. Depuis l'Afrique du Nord les Alliés peuvent alors organiser les débarquements en Sicile et en Italie en 1943, et en Provence en 1944.
Théâtre asiatique
1944
Article détaillé : campagnes du Pacifique
L'expansionnisme militaire du Japon ne peut plus désormais se réaliser sans détruire la principale menace qui peut encore s'opposer à lui dans le Pacifique : la force navale des États-Unis basée à Hawaii. Ceux-ci leur sont déjà a priori hostiles d'autant qu'avec d'autres pays, les États-Unis ont appliqué un embargo sur les matières premières. Réemployant la stratégie qui lui a réussit contre la Russie, le Japon décide de bombarder Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par surprise. La flotte est fortement endommagée mais les porte-avions sont en mer. Simultanément, l'armée japonaise occupe les possessions britanniques, hollandaises et américaines d'Asie du Sud-Est comme Hong Kong, Singapour, l'Indonésie et les Philippines et s'emparent des champs pétroliers de Malaisie menaçant même l'Australie. L'Indochine française est déja passée sous son contrôle militaire avec l'accord du Régime de Vichy le 21 juillet 1941.
En mai 1942, la bataille entre porte-avions de la Mer de corail tourne à l'avantage des alliés. Un mois plus tard, cela est accentué par celle de Midway.
Malgré la priorité donnée à la guerre contre l'Allemagne et la détermination de l'armée japonaise, les Alliés reprennent peu à peu les îles du Pacifique comme à Guadalcanal, les Salomons puis les Philippines après la bataille du golfe de Leyte.
L'armée nationaliste du Kuomintang sous Tchang Kaï-chek et les communistes sous Mao Zedong font front commun contre les Japonais mais sans coopérer.
Mao Zedong
La capture des îles proches du Japon comme Iwo Jima et Okinawa permet de lancer des attaques aériennes directes. L'Union soviétique déclare la guerre au Japon au début de 1945, attaquant d'abord en Mandchourie. Tōkyō subit un bombardement incendiaire tandis que Hiroshima et Nagasaki (ce devait être Kokura) subissent une attaque nucléaire, provoquant la reddition sans condition du Japon le 15 août 1945, confirmée par la signature des actes officiels le 2 septembre à bord de l'USS Missouri.
Conséquences historiques
La Seconde Guerre mondiale contribue, à travers son bilan plus ou moins préjudiciable aux participants, à l'émergence de deux superpuissances qui vont se partager le monde : les États-Unis d'Amérique (USA) et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
La Société des Nations, à laquelle on impute d'avoir échoué à empêcher la guerre, est remplacée par l'Organisation des Nations unies. La charte des Nations Unies est rédigée à San Francisco en juin 1945.
La hiérarchie nazie est jugée et condamnée pour crimes contre l'humanité lors d'un procès international à Nuremberg.
La recherche scientifique et la technique, dans l'ensemble, bénéficient d'une forte impulsion, en particulier pour la maîtrise de l'atome dans le projet Manhattan.
Conséquences au Royaume-Uni
Les autres alliés en effet, et si l'on excepte le Royaume-Uni, ont un rôle mineur ou bien sont écartés des négociations qui aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam. Cette situation, qui porte en elle les germes de la Guerre froide, dure jusqu'en 1989.
Le Royaume-Uni sort considérablement affaibli de la guerre. Celui-ci, en effet, a consacré la fin des puissances coloniales. Par la suite, les îles britanniques connaissent une crise sans précédent, due à la reconstruction et à la restructuration de son économie.
Conséquences en France
Au cours de la bataille de Normandie, le général de Gaulle, accueilli en libérateur par les Français, parvient à obtenir des alliés la reconnaissance de la pleine autorité de son gouvernement, le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) (proclamé le 3 juin à Alger), sur la métropole. Il fait en sorte que la France soit reconnue par le camp allié comme un vainqueur. Cette reconnaissance lui permet d'occuper une partie de l’Allemagne, d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, etc.
La Libération de la France s'accompagne de l'épuration d'une partie des personnes suspectées, à raison ou à tort, d'avoir collaboré. Les Allemands et leurs collaborateurs ont multiplié les atrocités sous l'occupation, puis dans leur retraite. Aussi dans les territoires libérés par les résistants, de nombreuses exécutions sont expéditives et pas toujours précédées de jugements. Des femmes sont tondues pour « collaboration horizontale ». De ce fait, des erreurs sont commises dans cette libération rapide, et des innocents injustement assassinés. Les historiens estiment qu'environ 11 000 exécutions sommaires ont lieu. L'épuration sauvage a pu être d'autant plus brutale que la population peut avoir envie de se venger des exactions de la milice et des Allemands dans leur déroute et que le gonflement des effectifs de la résistance a permis à certains résistants de la 24 heure de se dédouaner ainsi à peu de frais. On a observé le même phénomène lors de l'indépendance de l'Algérie.
À l'opposé, certains collaborateurs sont parfois acquittés ou condamnés à de faibles peines (malgré la gravité de leurs crimes) par les tribunaux réguliers dont la majorité des juges ont prêté serment à Pétain. C'est ainsi que le secrétaire d'État à l'Intérieur de Pétain, René Bousquet (qui mit la police et la gendarmerie françaises à la disposition des occupants pour faire la chasse aux résistants) est acquitté. À noter que les collaborateurs n'ont été poursuivis que pour trahison, et pas pour crime contre l'humanité.
De Gaulle empêche le développement d'une situation armée insurrectionnelle (voir Histoire de la Grèce), en amalgamant les mouvements ayant participé à la Résistance à l'armée régulière issue de l'armée d'armistice cantonnée en Afrique (dont nombre de cadres avaient été vichystes avant de se rallier en 1942). Non sans mal, les résistants des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et des Francs-tireurs partisans (FTP) sont intégrés dans l'armée régulière sans trop d'à-coups. L'intégration des milices patriotiques du PCF est négociée contre la participation des communistes au gouvernement et l'amnistie de Maurice Thorez.
Au nom de la reconstruction du pays et afin de permettre à la France de tenir son rang nouvellement restauré aux côtés des alliés, l'épuration de l'administration est limitée. Certains hauts-fonctionnaires invoquent la continuité de l'État comme acte de résistance. Les policiers dont une partie a poursuivi les résistants se dédouanent par une insurrection à Paris à la veille de la Libération. Certains collaborateurs se font oublier en intégrant des régiments de FFI ou en s'engageant dans le corps expéditionnaire d'Extrême-Orient (engagé en Indochine), ce qui est par la suite exploité par la propagande viet Minh.
La France oublie qu'elle fut anglophobe et pétainiste après le bombardement de Mers_el_Kébir, que des gendarmes français gardèrent le camps de concentration de Drancy et convoyèrent les convois de déportés jusqu'à la frontière, .. Toutefois, la proportion de Juifs d'avant-guerre ayant survécu est la plus importante de tous les pays occupés (cependant les juifs dit apatrides furent bien moins protégés que les juifs français). Pour un temps, la législation française considéra que seuls les Allemands peuvent être poursuivis pour crimes contre l'humanité. Le procès manqué de Bousquet ainsi que les procès tardifs de Paul Touvier et Maurice Papon sont emblématiques de cette politique.
Conséquences aux États-Unis d'Amérique
Les États-Unis d'Amérique prennent l'initiative d'avoir une attitude positive. Ils imposèrent la démocratie, particulièrement au Japon, à travers une épuration et un contrôle des rouages de l'État et de l'éducation. Parallèlement, ils fournissent une aide économique à la reconstruction de l'Europe, connue sous le nom de plan Marshall.
À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont avec l'URSS l'une des deux super-puissances. Les États-Unis possèdent la première flotte de guerre, la première flotte de commerce, ils détiennent 75 % des stocks d'or du monde (d'où la devise « dollar as good as gold », le dollar est aussi sûr que l'or).
Conséquences en URSS
Staline n'est pas en reste, du. La ligne frontière séparant cet ensemble de pays de l'Europe occidentale, et dénommée par les occidentaux rideau de fer, est par la suite le théâtre de la Guerre froide.
Holocauste de masse (Shoah)
L'expression hébraïque Shoah (anéantissement) désigne l'extermination en masse, systématique et programmée, des civils juifs, enfants compris. Environ 6 millions de juifs en furent les victimes. Ce génocide fut perpétré par les nazis de 1942 à 1945 selon des méthodes industrielles.
Aux côtés des juifs, d’autres populations furent victimes de la même volonté raciste d'extermination systématique des éléments « nuisibles » (sic) ou simplement « inférieurs » (sic) :
- les Tziganes ;
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8e régiment de transmissionsLe 8 Régiment de Transmissions est une unité de l'armée française.
Insigne du 8° Régiment de Transmissions
Image:8°RT.jpg
Ecu de fantaisie d'azur aux flans vivrés d'or chargé d'un tau de turquin sommé du chiffre "8" du premier métal, broché d'un écusson de sable à un aigle issant crachant trois éclairs d'or.
Signification
L'insigne représente l'aigle crachant des éclairs dans la nuit sombre de l'occupation. Il symbolise la résistance française à l'ennemi et l'héroïsme de ceux qui, clandestinement continuèrent à transmettre les messages des groupes d'action et des membres des réseaux au commandement des armées françaises en campagne fixées hors du territoire de la métropole. Le "T" bleu foncé sur bleu clair est la marque de l'arme des transmissions. Le "V" avec décrochement couleur or qui encadre le fond de l'insigne est le "V" de la victoire sous la forme d'un rayon d'étincelles dont le foyer est la base du "V".
Devise du 8° Régiment de Transmissions
« Tu es l’ancien, soit le meilleur »
Drapeau du régiment
Il est décoré de la Croix de guerre 1939-1945, avec citation à l'ordre du Corps d'armée et porte les inscriptions:
- MAROC 1907-1913,
- FLANDRES 1915,
- VERDUN 1916,
- LA SOMME 1916,
- LA MALMAISON 1917,
- RESISTANCE 1940-1944: il est le seul empblème de l'armée de terre à porter cette inscription.
Historique
En 1875, l'administration des postes et télégraphes est chargée de la mise sur pied, à la mobilisation, des unités de télégraphe militaire. Mais les personnels ne sont pas suffisamment qualifiés. Il est nécessaire de dispenser l'instruction dans un milieu militaire.
A ce titre, une école de télégraphie militaire est installée au Mont-Valérien, site choisi pour les capacités offertes en télégraphie optique. Le futur général Ferrié sera instructeur dans cette école puis en deviendra directeur en 1897.
Par une loi du 24 juillet 1900, l'école est transformée en un bataillon de sapeurs télégraphistes à trois compagnies, qui relève du 5e régiment du génie de Versailles. Par un décret du 21 juin 1901, le nouveau bataillon prend la dénomination de 24e bataillon du génie. En 1910, ce bataillon devient une "unité formant corps" à neuf compagnies, stationnées au Mont-Valérien et à Rueil. Des détachements de ce bataillon participent, entre autres, à la campagne du Maroc.
Par une loi du 30 mars 1912, les unités de télégraphie militaire de métropole sont regroupées au sein d'un seul régiment, créé le 1 janvier 1913 au Mont-Valérien, et qui prend l'appellation de 8 régiment du génie. Son premier chef de corps, le colonel Linder reçoit sont drapeau des mains du président de la République, Raymond Poincaré, lors de la revue de Longchamp du 14 juillet 1913.
La Première Guerre mondiale
La principale mission du 8 régiment du génie est de préparer la mobilisation. En 1914, il est chargé de mettre sur pied un effectif d'environ 7000 hommes qui se répartit en 73 détachements. Le régiment se transforme ensuite en un dépot de guerre articulé en 6 compagnies puis il est transféré à Angoulême le 1 septembre 1914. En 1918, l'effectif du régiment atteint 55 000 hommes, dont 1000 officiers.
L'action des sapeurs télégraphistes est héroïque. Ils déroulent leurs câbles sous la mitraille et les obus, avancent à la vitesse des vagues d'assaut jusqu'en première ligne, rampent pour réparer les fils coupés, récupèrent le matériel lors des replis et exploitent les centraux de campagne dans les pires conditions, parfois en présence de gaz toxiques.
Le détachement de la 38e division d'infanterie, sous les ordres des lieutenants Merlin, Pichery, Pauwels et Sambuc, s'illustre tout particulièrement et obtient la croix de guerre avec palme le 13 novembre 1917. Deux nouvelles citations, avec étoile de vermeil et palme s'ajoutent le 19 avril 1918 et le 12 janvier 1919. Par une décision du 12 janvier 1919, ce détachement est autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre. Une décision du 13 février 1978 pérenise cette décoration en autorisant la compagnie de commandement et des services (ou de logistique) du 8 régiment de transmissions à porter cette même fourragère.
Les sacrifices consentis par le régiment sont énormes. Les pertes sont de 1 500 tués et de 6 000 blessés. Le nombre de ceux qui ont au moins une citation individuelle est de 15 000. 84 unités ont fait l'objet d'une citation collective. A l'inscription "MAROC 1907-1913", le drapeau ajoute les inscriptions ""FLANDRES 1915", "VERDUN 1916", "LA SOMME 1916" et "LA MALMAISON 1917".
En juillet 1919, le régiment est transféré d’Angoulême à Tours. Après la démobilisation il s’articule en quatre bataillons et deux compagnies :
- 1 bataillon à l’armée du Rhin ;
- 2 bataillon à Tours ;
- 3 bataillon à l’armée d’Orient ;
- 4bataillon à Toul ;
- compagnie radio SR 3 à Paris, dont la station de la tour Eiffel ;
- compagnie radio SR 4 à Lyon.
Le 8 régiment du génie donne naissance à de nouvelles formations de télégraphistes. Le 1 avril 1919, les unités du Maroc sont regroupées pour former le 33 bataillon qui devient le 41e bataillon du génie le 1janvier 1921. Le 1 mai 1921, les compagnies de l’armée d’Orient donnent naissance au 43e bataillon du génie dont l’état-major est à Beyouth. Le 1 octobre 1921, le 1 bataillon devient le 42e bataillon du génie à Mayence et le 4 bataillon de Toul devient le 48e bataillon du génie.
Cet éclatement du 8 régiment du génie est compensé à Tours, le 1 janvier 1922, par la création de deux nouveaux bataillons.
Le régiment est à nouveau réorganisé le 1 octobre 1923 :
- état-major du régiment et 1 bataillon (six compagnies) à Tours ;
- 2 bataillon (6 compagnies) au Mont-Valérien ;
- 3 bataillon (4 compagnies) à Toulouse.
Par DM (Décision Ministérielle) du 25 septembre 1928, les détachements de Tours et de Toulouse sont regroupés à Versailles.
Au début de la guerre de 1939-1945, le 8 régiment du génie est transformé en dépôt de guerre. Devant l’avance allemande, le dépôt de guerre du 8 régiment du génie, aux ordres du colonel Chancenotte, se replie à La Châtre, à partir du 13 juin 1940. le transfert s’effectue à pied, y compris pour les officiers, dans des conditions très difficiles. Mais le dépôt de guerre reste peu de temps à La Châtre et gagne Cubjac (Dordogne). Un détachement réussit à gagner montpellier. Le centre d’élevage colombophile 501 (qui fait partie du dépôt=, commandé par le lieutenant Secuwsmarins, est dissous le 6 août 1940 à Montauban et le reste du dépôt est dissous le 7 août 1940 à Cubjac.
Il faudra attendre 1946 pour que le numéro « 8 » réapparaisse.
Le 1 juin 1942, l’Arme des transmissions est créée. Le 9e groupe de transmission reçoit la garde du drapeau du 8 régiment du génie. Stationné à Châteauroux, il est dissous par les Allemands le 29 novembre 1942 après l’invasion de la « zone libre ». Le 1 décembre 1942, son chef de corps, le lieutenant-colonel Michaud, réussit à sauver le drapeau. Il le remet au 2 groupe de la garde commandé par le chef d’escadron Daniel, au cours d’une prise d’armes discrète, présidée par le général Blasselle, adjoint au général commandant la 9E division militaire.
Le 16 septembre 1944, le général commandant le 19e corps d’armée créé le 818e bataillon d’écoutes et de radiogoniométrie, rattaché au Centre d’organisation des transmissions (COT) n° 40 et dépendant des bureaux d’Alger. Le commandant du bataillon possède les attributions de chef de corps.
Début janvier 1945, ce bataillon s’installe au Mont-Valérien, sous le commandement du chef de bataillon Bodin. Il est réorganisé le 16 août 1945, rattaché au COT n° 622 et dépend des bureaux de Paris. Il comprend alors :
- un état major de bataillon ;
- une compagnie gonio ;
- 3 compagnies d’écoutes ;
- une section hors rang.
Le 11 avril 1945, à l’approche de la IIIe armée du général Patton, le camp de concentration de Buchenwald se soulève et se libère grâce à l’intervention de la brigade française d’action libératrice (unité clandestine) du colonel Frédéric Manhès. Un officier du régiment, le capitaine Masson, y commande le détachement du génie.
L’après-Seconde-Guerre-mondiale
Le 1 avril 1946, le 818 bataillon d’écoutes et de radiogoniométrie devient le | | |