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Boulevard Saint-Michel (Paris)
Saint-Michel
Le boulevard Saint-Michel se situe à Paris, à la frontière entre les V et VI arrondissements. Il s'étend du pont Saint-Michel à l'avenue de l'Observatoire.
C'est la partie nord du boulevard qui est aujourd'hui la plus animée, grâce à ses nombreuses librairies et boutiques de vêtements. La librairie Gibert occupe notamment une part importante du boulevard et de la place Saint-Michel en étant répartie sur plusieurs immeubles situés de part et d'autre du boulevard Saint-Germain.
Les principaux édifices du boulevard Saint-Michel sont l'hôtel de Cluny, le lycée Saint-Louis au 44, l'École des Mines au 60, et la cité universitaire. Il passe devant le jardin du Luxembourg.
Le boulevard Saint-Michel a été créé par le baron Haussmann au , parallèlement à la rue Saint-Jacques qui marque l'axe Nord-Sud historique.
L'extension jusqu'à la mer
Un candidat politique nommé Duconnaud proposa jadis en guise de promesse électorale de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer. L'idée fut ensuite reprise par Ferdinand Lop qui aurait, suite à une question de savoir par quel bout il serait prolongé, répondit non sans panache : « Il sera prolongé jusqu'à la mer par les deux bouts. » C'est du moins la version qu'en donne le très sérieux Alphonse Allais, dont on sait que jamais il ne témoigna que de choses entièrement exactes.
Liens internes
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- Arrondissements de Paris
- Paris
- France
Catégorie:Rue parisienneArticle principal : Liste des rues de Paris.
Les articles sur les arrondissements contiennent souvent des listes de rues : I -
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Paris
Catégorie:Paris
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
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VIe arrondissement (Paris)
6
Le VI arrondissement de Paris se situe sur la rive gauche de la Seine. Il est bordé à l'Ouest par le VII arrondissement, au Nord par la Seine et le I arrondissement, au Sud par les XV et XIV arrondissements, et à l'Est par le V arrondissement.
Les premières habitations au bord de la Seine datent de l'époque romaine mais le quartier ne s'est étendu au Sud qu'à partir du .
Depuis juin 1995, le Maire d'arrondissement est M. Jean-Pierre Lecoq, aujourd'hui dans l'opposition municipale. Il a été réélu en mars 2001. Au premier tour, sa liste est arrivée en tête des trois de droite qui s'affrontaient : elle était en face de celles soutenant respectivement MM. Philippe Seguin et Jean Tiberi au poste de Maire de Paris, aucun des deux n'ayant proposé à ce dernier de se succéder à lui-même à la tête de l'arrondissement ; c'est ce qui l'a conduit à mener sa propre liste.
Le VIème arrondissement est divisé en deux circonscriptions législatives : la partie sud constitue, avec le Vème, la 2ème circonscription, où est élu député M. Jean Tiberi, Maire du Vème et ancien Maire de Paris ; la partie nord constite avec le VIIème la 3ème circonscription, dont la députée est Mme. Martine Aurillac, depuis 1993. M. Lecoq, Maire du VIème, s'est présenté comme candidat suppléant de cette dernière aux législatives de 1997 et de 2002.
Démographie
Au recensement de 1999, on dénombrait une population de 44 919 habitants sur 215 hectares, soit une densité moyenne de 20 893 hab/km².
Principaux édifices
- École des Beaux-Arts
- École des Mines
- Église Saint-Germain-des-Prés
- Église Saint-Sulpice
- Hôtel des monnaies
- Institut de France
- Jardin du Luxembourg
- Lycée Fénelon
- Lycée Montaigne
- Lycée Saint-Louis
- Sénat
- Théâtre de l'Odéon
- Université d'Assas
- Université Paris V
Principales artères
Université Paris V
- rue de l'Abbaye
- rue d'Assas
- rue Auguste-Comte
- rue des Beaux-Arts
- rue Bonaparte
- rue de Bussi
- passage Dauphine
- rue Dauphine
- place de Furstemberg
- place du 18-Juin-1940
- rue Jacob
- rue Jacques-Callot
- quai Malaquais
- boulevard du Montparnasse
- boulevard Raspail
- rue de Rennes
- rue Saint-André-des-Arts
- boulevard Saint-Germain
- place Saint-Germain-des-prés
- boulevard Saint-Michel
- rue des Saints-Pères
- rue de Seine
- rue de Sèvres
- rue de Vaugirard
- rue Visconti
- quai Voltaire
Quartiers
- Quartier de la Monnaie
- Quartier de l'Odéon
- Quartier Notre-Dame-des-Champs
- Saint-Germain-des-Prés
Points remarquables
- Bistrot Le Polidor
- Café le Procope
- Café les Deux Magots
- Café le Flore
- Brasserie Lipp
- Café La Palette
Liens externes
- [http://paris1900.lartnouveau.com/paris_6e.htm Balade photo et historique dans le 6e]- Photos des années 1900 à nos jours
École des mines
Le Groupe des Écoles des Mines (GEM) est composé des Écoles Nationales Supérieures des Mines de Nancy, de Paris et de Saint-Étienne et des Écoles des Mines d'Alès, d'Albi-Carmaux, de Douai et de Nantes.
L'École des Mines de Nancy dépend du Ministère de l'Éducation Nationale. Les six autres sont des écoles du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.
Ce groupement des écoles des Mines s'identifie entre autres au travers de grands axes de développement communs :
- Compétences scientifiques et technologiques
- Recherche, innovation et transfert de technologie vers les entreprises
- Pédagogie innovante
- Culture de réseaux
- Formation à distance
Les écoles des mines sont des écoles créées initialement pour former les ingénieurs des mines.
École des Mines en France
Groupe initial
- École des mines de Paris
- École des mines de Nancy
- École des mines de Saint-Étienne
Écoles rattachées par la suite
- École des mines de Douai
- École des mines d'Alès
- École des mines d'Albi-Carmaux
- École des mines de Nantes
Les premières écoles de cette deuxième liste avaient été initialement des écoles de porions (chefs d'équipe au fond des exploitations minières). Elles ont été au fil du temps reconverties en écoles d'ingénieurs généralistes avec la disparition progressive des houillères en France. Celle de Nantes a été créée de toutes pièces ultérieurement : il n'y a jamais eu la moindre mine en pays nantais.
Recrutement
Les écoles nationales supérieures recrutent sur le concours commun Mines-Ponts à l'issue des classes préparatoires tandis que les autres écoles recrutent par le biais d'un concours spécifique en cours de prépa.
Néanmoins, il existe d'autres modes de recrutement, tels que l'admission sur titres ou le cycle préparatoire polytechnique
Types de formations offertes
Les Écoles des Mines forment chaque année plus d'un millier d'ingénieurs mais aussi 700 étudiants de 3ème Cycle.
Formation initiale d'ingénieur
La spécificité de la formation est sa pluridisciplinarité :
- génie mécanique ;
- science des matériaux ;
- géologie : prospection, mécanique des sols ;
- résistance des matériaux : étaiement ;
- métallurgie : transformation du minerai ;
- génie chimique : transformation du minerai ;
- mécanique des fluides : pompage des eaux, circulation d'air respirable,prévention du coup de grisou, transmission hydropneumatique et oléo-pneumatique ;
- gestion des stocks : approvisionnement ;
- gestion des ressources humaines.
Les mines ayant quasiment toutes fermé dans certains pays comme la France, ces écoles se sont souvent reconverties en écoles « généralistes », c'est-à-dire formant les élèves à la prise en compte d'un problème industriel d'un bout à l'autre (approche systèmique), de l'animation d'équipe (management) à l'impact environnemental, en passant bien sûr par les problèmes techniques, pour poursuivre l'orientation pluridisciplinaire.
La formation à la sécurité des matériels roulants, indispensable dans les mines, rend également les ingénieurs des mines appréciés à la SNCF ainsi que dans les services chargés de l'homologation de ces matériels (service des mines). Le terme de plaque minéralogique n'a pas d'autre origine.
Le 3ème cycle
Le GEM propose à ces étudiants de suivre soit des spécialisations d'une ou deux années (dont les Mastères Spécialisés) soit une formation par la recherche orientée vers l'industrie et chaque année environ 200 thèses de doctorat sont soutenues. En plus, le GEM vient d'ouvrir un Master of Science pour les étudiants étrangers.
Voir aussi
- Écoles d'ingénieurs en France
Lien externe
[http://www.gemtech.fr Site officiel du GEM]
Catégorie:École d'ingénieurs
Ecole des mines
Baron Haussmann
Georges Eugène Haussmann (27 mars 1809 - 11 janvier 1891), nommé baron par Napoléon III, a été préfet de la Seine entre 1853 et 1870. À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation.
Né à Paris le 27 mars 1809, dans le quartier Beaujon, il est le petit-fils d'un député et le fils d'un intendant militaire de Napoléon Ier. Il fait ses études au collège Henri IV à Paris, puis il entame des études de droit tout en étant au conservatoire de musique de Paris.
D'abord sous-préfet de Nérac, il devient ensuite préfet du Var en 1849. Présenté à Napoléon III par Victor de Persigny, ministre de l'Intérieur, il devient préfet de la Seine en 1853, succédant ainsi à Jean-Jacques Berger et à Rambuteau.
La transformation de Paris
Rambuteau
Au milieu du , Paris se présente à peu près sous le même aspect qu'au Moyen Âge. Napoléon III veut une capitale aussi prestigieuse que son pouvoir, ce qui sera le point de démarrage de l'action du nouveau préfet.
L'idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l'air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes qui sont alors en plein essor, suite à l'avènement des « Lumières » au et à l'épidémie de choléra de 1832. La volonté d'entraver d'éventuels nouveaux soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848, entre aussi en jeu.
Haussmann a l'obsession de la ligne droite, ce que l'on a appelé le « culte de l'axe » au . Pour cela, il est prêt à amputer des espaces structurants comme le jardin du Luxembourg. Certains axes ouverts sous Louis XIV sont élargis et deviennent les « grands boulevards ». Des boulevards et avenues sont percés de la place du Trône à la place de l'Étoile, de la gare de l'Est à l'Observatoire. Haussmann donne également aux Champs-Élysées leur visage d'aujourd'hui.
Il aménage d'un certain nombre de parcs et jardins afin de permettre à la population de respirer. C'est le cas du jardin du Luxembourg, du parc Montsouris ou encore du parc des Buttes-Chaumont. D'autres espaces déjà existants sont transformés et passent du statut d'espaces verts à celui de hauts lieux voués à la promenade.
Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L'immeuble de rapport et l'hôtel particulier s'imposent comme modèles de référence.
Il construit aussi de nouveaux monuments comme l'opéra Garnier, chef-d'œuvre de l'architecture éclectique propre au . Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d'avenues ou de vastes places. L'exemple le plus représentatif est la place de l'Étoile d'où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l'avenue des Champs-Élysées.
Il crée en parallèle, avec l'ingénieur Belgrand, des circuits d'adduction d'eau et un réseau moderne d'égoûts.
Cette transformation a un coût très élevé, puisque Napoléon III souscrit un prêt de 250 millions de francs en 1865, et un autre de 260 millions de francs en 1869.
Au total, on estime que les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %.
Honneurs et critiques
1869
Si cette œuvre lui a permis d'accéder à la fonction de sénateur en 1857, de membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1867 et de chevalier de la légion d'honneur en 1862, elle n'en reste pas moins contestée à cause des sacrifices qu'elle a entrainés. Les méthodes employées ne s'encombrent en effet pas des principes démocratiques, et les manœuvres financières sont assez douteuses.
Les nouvelles lois d'expropriation entraineront plus tard de nombreuses contestations et pousseront à la faillite de nombreux petits propriétaires qui ont vu leurs biens détruits. En parallèle, les nouveaux règlements imposent des constructions d'un niveau de standing élevé. Il en résulte une forte spéculation immobilière qui exclut de facto les classes les moins aisées de la société parisienne.
Une partie de la population manifeste son mécontentement en même temps que son opposition au pouvoir en place. En 1867, le baron Haussmann est interpellé par le député Ernest Picard. Les débats houleux que le personnage sucite au sein du Parlement entraînent un contrôle plus strict des travaux, qu'il avait habilement évité jusque-là. Jules Ferry rédige la même année une brochure intitulée : « Les Comptes fantastiques d'Haussmann », par allusion aux Contes fantastiques d'Hoffmann. On l'accuse, à tort, d'enrichissement personnel.
Le Baron, qui avait un temps espéré entrer au gouvernement pour mettre en œuvre ses idées à l'échelle du territoire national, est destitué de son pouvoir par le nouveau cabinet d'Émile Ollivier le 5 janvier 1870, quelques mois avant la chute de Napoléon III. Son successeur est Léon Say, mais Belgrand et surtout Alphand conservent un rôle prépondérant et poursuivent l'œuvre d'Haussmann.
Après s'être retiré pendant quelques années à Cestas près de Bordeaux, Haussmann revient à la vie publique en devenant député de la Corse de 1877 à 1881. Il reste bonapartiste malgré le retour de la République. Il consacre la fin de sa vie à la rédaction de ses Mémoires (1890-1893), un document important pour l'histoire de l'urbanisme de Paris.
Le baron Haussmann meurt le 11 janvier 1891. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Anecdotes
- Haussmann mesurait 1,90 m.
- Ernest Renan raconte que Haussmann a fait disparaître une île entière en Bretagne, l'île Grande, pour obtenir la pierre nécessaire à ses travaux.
- On a prêté à madame Haussmann cette remarque naïve ou cynique : « Mon mari et moi n'avons pas de chance. Dès que nous nous installons quelque part, nous en sommes expropriés ! »
Voir aussi
- Jean-Charles Alphand
- Les égouts de Paris
Lien externe
- [http://www.insecula.com/contact/A008343.html/ La fiche de Georges Eugène Haussmann, sur le site Insecula.com]
Haussmann, Georges Eugène
Haussmann, Georges Eugène
Haussmann, Georges Eugène
Haussmann, Georges Eugène
Alphonse Allais
Allais, Alphonse
Allais, Alphonse
Allais, Alphonse
Allais, Alphonse
Allais, Alphonse
Alphonse Allais (20 octobre 1854 - 28 octobre 1905) est un écrivain et humoriste français, né a Honfleur, Calvados.
Extraits
Alphonse Allais fut journaliste et humoriste. Il mourut frappé d'une embolie pulmonaire. Il nous reste de lui l'image d'un homme à l'humour acide et un spécialiste de la théorie de l'absurde.
Alphonse Allais a composé de nombreuses nouvelles fantaisistes, toutes ou presque écrites dans l'urgence. Poète autant qu'humoriste, il a cultivé entre autres le poème holorime, c'est-à-dire constitué de vers entièrement homophones, où la rime est constituée par la totalité du vers. Exemple :
:«Par les bois du djinn où s'entasse de l'effroi,
:Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid. »
ou encore:
:« Alphonse Allais de l'âme erre et se f... à l'eau.
:Ah! l'fond salé de la mer! Hé! Ce fou! Hallo. »
Il sait à l'occasion se moquer de lui-même, dans le vers suivant :
:« Ah! Vois au pont du Loing : de là vogue en mer Dante.
:Hâve oiseau pondu loin de la vogue ennuyeuse »
suivi du commentaire de bas de page : La rime n'est pas très riche, mais j'aime mieux cela que de sombrer dans la trivialité.
Son art de tirer à la ligne était proverbial. Il est vrai qu'il faisait même cela avec esprit.
L'univers d'Alphonse Allais
Quelques personnages reviennent de façon récurrente dans le monde d'Alphonse Allais
- Le capitaine Cap, personnage ayant son franc-parler (« La bureaucratie, c'est comme les microbes : on ne parlemente pas avec les microbes. On les tue ! », et dont l'apparition est prétexte à fournir des recettes de cocktails.
- Francisque Sarcey, critique littéraire de la famille de l'auteur, et souvent cité dans les contextes les plus loufoques (la « victime » ne s'en formalisait pas, et se réjouissait même d'être citée par un écrivain aussi spirituel. Un autre auteur lui ayant emprunté le procédé, il tint à mettre les choses au point : Deux personnes seulement à Paris ont le droit de signer Francisque Sarcey : Moi-même d'abord, et Francisque Sarcey ensuite).
- L'économiste Paul Leroy-Baulieu, adepte du protectionnisme, dont Alphonse Allais ridiculisera les thèses dans plusieurs nouvelles sous couvert de les louer.
- Il ne se prive pas de mettre en scène non plus François Coppée, Loïe Fuller, Liane de Pougy, Cléo de Mérode, Paul Déroulède et d'autres gloires de la Belle époque.
Citations
- « Les plus belles stratégies s'écrivent au passé »
- « Une fois qu'on a passé les bornes, il n'y a plus de limite » (attribué aussi à Christophe)
- « Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables » (attribué aussi à Georges Clemenceau)
- « C'est quand on serre une dame de trop près...qu'elle trouve qu'on va trop loin »
- « La femme est le chef d'œuvre de Dieu, surtout lorsqu'elle a le diable au corps »
- « C'est parce que la fortune vient en dormant qu'elle arrive si lentement »
- « Un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité. »
- « Les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin »
- « La logique mène à tout à condition d'en sortir »
- « La mer est salée parce qu'il y a des morues dedans. Et si elle ne déborde pas, c'est parce que la providence, dans sa sagesse, y a placé aussi des éponges ».
- « La mort est un manque de savoir-vivre »
- " Partir, c'est mourir un peu, mais mourir, c'est partir pour de bon."
- « Il ne faut jamais faire de projets, surtout en ce qui concerne l'avenir »
- « Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux »
- " Ne nous prenons pas au sérieux, il n'y aura aucun survivant."
- " Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, la fatigue sera vaincue."
- " Ne remets pas à demain, ce que tu peux faire après-demain."
- " Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Etre "de quelque chose" ça pose un homme, comme être "de garenne" ça pose un lapin."
- " Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir".
- " Les familles, l'été venu, se dirigent vers la mer en y emmenant leurs enfants. Dans l'espoir, souvent déçu, de noyer les plus laids."
- " Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon, d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres."
- " L'argent, tout compte fait, aide à supporter la pauvreté."
- " L'avantage des médecins, c'est que lorsqu'ils commettent une erreur, ils l'enterrent tout de suite."
- " La bureaucratie c'est comme les microbes, on ne parlemente pas avec les microbes. On les tue !"
- " Dans la vie, il ne faut compter que sur soi-même, et encore, pas beaucoup."
- " Il faut demander plus à l'impôt et moins au contribuables."
- " Faut-il que les hommes soient bêtes de fabriquer des machines pour se tuer... comme si on ne claquait pas assez vite tout seul ! "
- " La grande trouvaille de l'armée, c'est qu'elle est la seule à avoir compris que la compétence ne se lit pas sur le visage. Elle a donc inventé les grades."
- " Le comble de l'économie : Coucher sur la paille qu'on voit dans l'oeil de son voisin et se chauffer avec la poutre qu'on a dans le sien."
- " Le comble en géographie : Croire que les suicidés sont les habitants de la Suisse."
- " Vous n'y allez pas par quatre chemins, vous ! .. Jamais! Un seul, c'est plus court."
- " J'ai poursuivi mes études sans jamais les rattraper.."
- " Impossible de vous dire mon âge : il change tout le temps."
Principaux ouvrages
- À se tordre, 1891
- Vive la vie!, 1892
- Deux et deux font cinq, 1895
- Amours, délices et orgues, 1898
- Ne nous frappons pas, 1900
Il nomma un de ses ouvrages Le parapluie de l'escouade pour deux raisons : il n'y était question de parapluie d'aucune sorte, et le cas de l'escouade, unité de combat si importante, n'y était évoqué à aucun moment (Boris Vian retiendra la leçon pour son titre l'automne à Pékin). Quelques lecteurs grincheux ayant protesté, il intitula son volume suivant : Pour cause de fin de bail en justifiant l'opportunité du titre par le fait que son bailleur lui signifiait son congé à la fin du mois.
Liens externes
- À se tordre disponible en ligne. [http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?tordre1 ABU]
- Quelques ouvrages sont disponibles sur le site de la [http://jydupuis.apinc.org Bibliothèque électronique du Québec] (À se tordre, Plaisirs d'humour, L'affaire Blaireau, Faits divers I et II).
- De nombreuses nouvelles d'Alphonse Allais sont aussi disponibles sur le site de la [http://www.bmlisieux.com/litterature/allais/allais.htm Bibliothèque électronique de Lisieux]
- Une courte biographie ainsi qu'une bibliographie sur le site [http://www.biblioweb.org/rubrique.php3?id_rubrique=71 Biblioweb]
- [http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?auteur=Allais_Alphonse Ses livres sur Ebooks libres et gratuits ]
Liste des rues de ParisRues de Paris -
Cet article recense les rues de Paris par ordre alphabétique. Vous pouvez aussi chercher dans les articles consacrés aux arrondissements : I -
II -
III -
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XVI -
XVII -
XVIII -
XIX -
XX.
Paris comptait 6088 voies publiques ou privées en 1997.
Particularités
- La rue la plus longue de Paris est la rue de Vaugirard (VI et XV), 4 360 m.
- À l'inverse, la rue la plus courte est la rue des Degrés (II), 5,75 m.
- L'avenue Foch (XVI) est la rue la plus large avec 120 m.
- Le sentier des Merisiers (XII) est la plus étroite, avec une largeur minimale de moins d'1 m.
- La rue Gasnier-Guy (XX) est la plus pentue (17 % de pente).
A
- Rue des Abbesses
- Rue d'Aligre
- Place d'Aligre
- Pont de l'Alma
- Rue d'Amsterdam
- Rue d'Anjou
- Boulevard Arago
- Rue de l'Arbalète
- Rue de l'Arbre-sec
- Rue de l'Arbre-vert
- Rue de l'Arrivée
- Rue d'Assas
- Rue Auber
- Rue Auguste-Perret
- Quai d'Austerlitz
- Rue d'Auteuil
B
- Rue du Bac
- Boulevard Barbès
- Place de la Bastille
- Boulevard Beaumarchais
- Rue de la Bienfaisance
- Boulevard Bonne-Nouvelle
- Rue Brisemiche
- Rue de la Bûcherie
C
- Rue du Cardinal-Lemoine
- Place du Carrousel
- Avenue des Champs-Élysées
- Boulevard de la Chapelle
- Rue de Charenton
- Rue Charlemagne
- Place Charles-de-Gaulle (anciennement Place de l'Étoile)
- Pont Charles-de-Gaulle
- Place du Châtelet
- Place du Colonel-Fabien
- Rue du Commandeur
- Place de la Concorde
- Avenue Corentin-Cariou
- rue Crémieux
- Rue de Crimée
- Rue de la Croix-Nivert
D
- Rue Damrémont
- Avenue Daumesnil
- Place Denfert-Rochereau
- Rue du Départ
- Boulevard Diderot
- Rue Duhesme
E
- Boulevard Exelmans
F
- Rue du Faubourg-Saint-Antoine
- Rue du Faubourg-Saint-Honoré
- Rue du Faubourg-Saint-Jacques
- Boulevard des Filles-du-Calvaire
- Avenue de Flandre
- Avenue Foch
- Rue Fontaine
- Avenue de Friedland
- Rue Fourcroy
G
- Rue de la Gaîté
- Avenue Gambetta
- Place Gambetta
- Rue de la Glacière
- Avenue des Gobelins
- Rue de la Grande-Truanderie
- Rue de Grenelle
- Place de Grève
H
- Boulevard Haussmann
- Place Henri-Mondor
- Boulevard de l'Hôpital
I
- Avenue d'Iéna
- Boulevard des Invalides
- Avenue d'Italie
J
- Rue Jacques-Kellner
- Avenue Jean-Jaurès
- Quai de Jemmapes
- Boulevard Jourdan
- Place Jussieu
K
- Boulevard Kellermann
- Avenue Kléber
L
- Rue Lacretelle
- Rue Lacordaire
- Rue La Fayette
- Rue La Fontaine
- Rue de Lappe
- Rue Louis-le-grand
- Quai du Louvre
M
- Boulevard de Magenta
- Rue des Martyrs
- Rue de Maubeuge
- Boulevard Ménilmontant
- Rue de Ménilmontant
- Rue Michel-Ange
- Rue Molitor
- Rue Monge
- Rue Montalivet
- Rue Montgallet
- Boulevard Montmartre
- Boulevard du Montparnasse
- Rue Mouffetard
- Rue du Moulin-de-la-Pointe
- Boulevard Murat
N
- Place de la Nation
- Avenue de New-York : Avenue de Tokio jusqu'en 1945
O
- Rue Oberkampf
- Avenue de l'Opéra
- Place de l'Opéra
- Rue Ordener
- Quai des orfèvres
- Boulevard Ornano
- Rue aux Ours
P
- Rue de la Paix
- Place du Palais-Royal
- Place du Parvis-Notre-Dame
- Boulevard Pasteur
- Rue de Passy
- Rue de la Pérouse
- Rue Pétion
- Rue de la Petite-Truanderie
- Rue du Petit-Musc
- Place Pigalle
- Rue Poissonnière, du Faubourg-Poissonnière, des Poissonniers
- Rue Poliveau
- Rue de la Pompe
- Voie Georges-Pompidou
- Rue du Poteau
- Place des Pyramides
- Rue des Pyrénées
- Rue Philippe Sémard
Q
- Rue du Quatre-Septembre
- Rue Quincampoix
R
- Rue Rambuteau
- Avenue du Ranelagh
- Quai de la Rapée
- Boulevard Raspail
- Avenue Raymond-Poincaré
- Rue Réaumur
- Rue de Rennes
- Place de la République
- Boulevard Richard-Lenoir
- Rue de Richelieu
- Rue de Rivoli
- Rue Rochechouart
- Boulevard de Rochechouart
- Rue de Rome
- Rue des Rosiers
- Rue Royale
S
- Rue Saint-Antoine
- Place Saint-Augustin
- Rue Saint-Denis
- Boulevard Saint-Germain
- Boulevard Saint-Jacques
- Rue Saint-Jacques
- Boulevard Saint-Michel
- Place Saint-Michel
- Rue Saint-Paul
- Rue de Saint-Pétersbourg
- Boulevard de Sébastopol
- Place de Stalingrad
T
- Rue Taillepain
- Boulevard du Temple
- Rue du Temple
- Avenue des Ternes
- Place du Tertre
- Avenue de Tokio : renommée Avenue de New-York en 1945
- Rue de la Tombe-Issoire
- Rue de Turenne
U
- Rue d'Ulm
- Rue de l'Université
- Rue des Ursulines
V
- Rue de Vaugirard
- Place Vendôme
- Place des Victoires
- Rue du Vieille-du-Temple
- Rue des Vignoles
- Boulevard de la Villette
- Rue Villiers-de-l'Isle-Adam
- Boulevard Voltaire
- Place des Vosges
W
- Avenue de Wagram
X
Y
Z
Voir aussi
Liens internes
- Arrondissements de Paris
- Paris
Liens externes
- [http://www.paris.fr/fr/asp/carto/nomenclature_js.asp Base de données, nomenclature et historique des voies de Paris]
- [http://www.geocities.com/~proloc2/streetind/A75000/VOIE3A.html Toutes les rues de Paris avec plan]
- [http://www.paris.fr/fr/asp/carto/carto2.asp Cadastre de Paris]
Bibliographie
- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris.
Arrondissements de Paris
Les arrondissements de Paris sont une division administrative qui partage la commune de Paris (France) en vingt arrondissements municipaux.
Ces arrondissements furent créés en 1860 après un nouvel agrandissement de Paris réalisé par Napoléon III.
Ces arrondissements municipaux ne doivent pas être confondus avec les arrondissements départementaux, qui sont un autre type de subdivision administrative à l'échelle du département. En France, les communes de Lyon et Marseille sont également subdivisées en arrondissement municipaux.
Description
Les numéros des arrondissements sont attribués en suivant une spirale partant du centre de la ville (quartier du Louvre) et tournant dans le sens des aiguilles d'une montre.
Chaque arrondissement est géré par un conseil d'arrondissement, au fonctionnement similaire à un conseil municipal mais doté de moins de pouvoirs.
Hors bois de Vincennes
Hors bois de Boulogne
Histoire
Avant 1860
bois de Boulogne
Article détaillé : Anciens arrondissements de Paris
Paris fut divisée pour la première fois en 12 arrondissements le 11 octobre 1795. Cette division persista jusqu'en 1860, date à laquelle l'annexion des faubourgs de Paris entraîna le rédécoupage des arrondissements.
Il existait neuf arrondissements sur la rive droite de la Seine et trois sur la rive gauche, numérotés plus ou moins par ordre croissant d'ouest en est et du nord au sud. Leurs tailles étaient très diverses et leurs formes nettement moins régulières que celles des arrondissements actuels.
Après 1860
Le 1 janvier 1860, en application de la loi du 16 juin 1859, les faubourgs de Paris situés au-delà de l'ancienne enceinte furent annexés, ce qui conduisit au redécoupage complet des arrondissements. Vingt arrondissements furent créés, sur des limites totalement nouvelles, et le numérotage en spirale fut institué.
Les communes suivantes furent annexées (entre parenthèse, le numéro de l'arrondissement et les communes éventuelles ayant récupéré le territoire) :
- En totalité absorbées par Paris :
- Belleville (XX)
- Grenelle (XV)
- Vaugirard (XV)
- La Villette (XIX)
- Partagées entre Paris et d'autres communes :
- Auteuil (XVI, Boulogne)
- Les Batignolles-Monceau (XVII, Clichy)
- Bercy (XII, Charenton)
- La Chapelle-Saint-Denis (XVIII, Aubervilliers, Saint-Denis, Saint-Ouen)
- Charonne (XX, Bagnolet, Montreuil)
- Montmartre (XVIII, Saint-Ouen)
- Passy (XVI, Boulogne)
- Partiellement annexées :
- Aubervilliers (XIX)
- Bagnolet (XX)
- Gentilly (quartiers de Glacière, XIV, et de Maison-Blanche, XIII)
- Issy (quartier de Javel, XV)
- Ivry (XIII)
- Montrouge (quartier du Petit-Montrouge, XIV)
- Neuilly (quartier des Ternes, XVII)
- Pantin (XIX)
- Le Pré-Saint-Gervais (XX)
- Saint-Mandé (quartiers du Bel-Air et de Picpus, XII)
- Saint-Ouen (XVIII)
- Vanves (XIV)
Quartiers
Article détaillé : Quartier de Paris
Chaque arrondissement est subdivisé administrativement en quatre quartiers, qui correspondent en général aux quarts nord-ouest, nord-est, sud-ouest et sud-est de l'arrondissement.
Voir aussi
Liens internes
- Arrondissement français
- Anciens arrondissements de Paris
- Quartier de Paris
- Arrondissements de Lyon
- Liste des arrondissements de Marseille
- Catégorie:Code postal
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
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| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
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| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la | | |