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| Jean-François-Thérèse Chalgrin |
Jean-François-Thérèse Chalgrin
Jean-François-Thérèse Chalgrin (Paris 1739 - id. 1811) est un architecte français.
Chalgrin est élu en 1799 à l'Académie des Beaux-Arts - 3ème section (architecture), au fauteuil V (occupé précédemment par Charles de Wailly).
Principales réalisations
- Collège de France 1780
- Église Saint-Philippe-du-Roule 1784
- Il fait des transformations au Palais du Luxembourg
- Il restaure le Théâtre de l'Odéon en 1783
- Il restaure la tour Nord de l'Église Saint-Sulpice et devient l'auteur de son monumental buffet d'orgue.
- Il dresse les plans de l'Arc de Triomphe, mais décède avant sa réalisation en 1836.
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Jean-François-Thérèse Chalgrin
Jean-François-Thérèse Chalgrin (Paris 1739 - id. 1811) est un architecte français.
Chalgrin est élu en 1799 à l'Académie des Beaux-Arts - 3ème section (architecture), au fauteuil V (occupé précédemment par Charles de Wailly).
Principales réalisations
- Collège de France 1780
- Église Saint-Philippe-du-Roule 1784
- Il fait des transformations au Palais du Luxembourg
- Il restaure le Théâtre de l'Odéon en 1783
- Il restaure la tour Nord de l'Église Saint-Sulpice et devient l'auteur de son monumental buffet d'orgue.
- Il dresse les plans de l'Arc de Triomphe, mais décède avant sa réalisation en 1836.
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
1811Catégorie:1811
Cette page concerne l'année 1811 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Début de la lutte du mouvement des luddistes contre la mécanisation en Angleterre (fin en 1816).
- 23 juin : bataille de Benavides, victoire des Espagnols sur les Français (mort du général français Valletaux)
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- William Henry Harrison, futur neuvième président des États-Unis défait les Indiens Shawnee de Tecumseh, les Indiens ayant rompu le combat faute de munitions à la bataille de Tippecanoedans la vallée de la Wabash (deux cent morts de part et d'autre), et pille la ville indienne de Prophet's town,.
Amérique latine
- Henri Christophe, ancien lieutenant de Toussaint l'Ouverture, se déclare roi du nord de Haïti.
- Le chef rebelle mexicain Miguel Hidalgo y Costilla est capturé et exécuté.
- Le Paraguay et le Venezuela déclarent leur indépendance.
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
- Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
Arts & cultures
- Avec Napoléon, Chateaubriand écrit « Le Voyage de Paris à Jérusalem » qui fut à l'époque une des meilleures ventes de la littérature.
Sciences et techniques
- L'architecte britannique John Nash commence à concevoir Regent Street, à Londres.
- Le chimiste et physicien italien Amedeo Avogadro développe la loi qui portera son nom.
- 11 mars : Urbain Le Verrier, mathématicien, astronome, météorologue et homme politique français († 1877).
- 20 mars : Joseph Charles François Bonaparte fils de l'empereur Napoléon.
- 30 août : Théophile Gautier, poète, romancier et critique d'art français († 1872).
- 22 octobre : Franz Liszt, compositeur et pianiste hongrois
- 25 octobre : Évariste Galois, mathématicien français († 1832).
- 29 octobre : Heinrich Wilhelm Adalbert, prince de Prusse, militaire et explorateur allemand († 1873).
- 9 février : Nevil Maskelyne, astronome britannique.
- 23 juin : Jean André Valletaux, général français
- 8 septembre : Peter Simon Pallas, zoologiste russe d'origine allemand (° 1741).
__NOTOC__
ko:1811년
ms:1811
Architecte
Un architecte (du grec arkhitektôn qui signifie « maître charpentier ») est souvent un créatif dont le métier est de concevoir (par le dessin de plans) et de faire construire des bâtiments. De manière plus globale, l'architecte travaille l'espace, et crée des espaces;
Il travaille et crée
- des surfaces (façades, sols,zones...) tout comme le peintre
- des volumes (espaces de liaison et de reconnaissance) tout comme le sculpteur.
Histoire du métier d'architecte en Occident
Le métier d'architecte comme on le considère aujourd'hui, c'est-à-dire comme discipline libérale (donc non-mécanique, et plus apparentée aux arts et aux sciences qu'aux pratiques manuelles et artisanales des métiers du bâtiment), est assez neuf en occident. Il date de la Renaissance.
Dans la plupart des sociétés antérieures à la Renaissance, il existait déjà des « architectes », plus précisemment appelés maître-maçon ou maître charpentier. Ils cumulaient les tâches de ceux qu'on appelle aujourd'hui les architectes, les ingénieurs et les entrepreneurs, mais on leur demandait surtout de s'occuper du côté technique de constructions magistrales (édifices publics ou privés de prestige).
En dehors de ces quelques cas exceptionnels, les batisses étaient construites par leurs occupants à partir de schémas que les siècles ont permis de mettre au point par expérimentation sans que cela ne requière un spécialiste. On appelle ce processus la construction selon des types ou plus simplement le vernaculaire.
La Renaissance
Parmi et parallèlement aux autres revendications sociales qui caractérisent la Renaissance, on trouve celle des architectes, qui veulent se voir comme des « penseurs de la construction ». Ils se distinguent des autres métiers du bâtiment comme étant les intellectuels. Si les architectes sont nés alors, c'est également grâce à l'émergence d'une nouvelle clientèle : les riches marchands et banquiers et les bourgeois ajoutent à leurs commandes d'édifices la demande de faire passer un message. Ils veulent faire transparaître leur richesse, leur pouvoir et leur goût.
Ainsi, à partir de la Renaissance, le travail d'architecte fera l'objet d'une réflexion distincte portant sur la discussion et la définition de sa pratique, de ses buts et de ses moyens, amplifiant sa dimension intellectuelle.
Le travail de l'architecte
Son travail part en général d'une commande, du résultat d'un concours ou bien encore de son relationnel.
Il va esquisser un projet d'architecture. Ce qui lui impose plus de contraintes que dans les deux activités précitées. Il doit penser l'édifice et son environnement en y intégrant des fonctions prédéfinies (programmation), en veillant à entrer dans un budget pré-défini, en respectant les législations locales en terme de sécurité, de juridiction, de structures et de mise en œuvre de la construction et en s'adaptant au terrain généralement choisi par le commanditaire. L'architecte suit toujours les souhaits du commanditaire en y apportant ses sensibilités, ses compétences et des solutions non prévues, mais ajoutant des fonctionnalités de "mieux-vivre". Ainsi, il fait parfois transparaître dans ses créations sa vision de la société et de son époque, dit autrement, ce qu'il ressent comme étant les nouveaux besoins de la société. Ainsi, il intègre souvent ses projets dans une vision hautement globale: contraintes socio-économiques, temporelles, esthétiques, structurelles, fonctionnelles, ... Il s'implique ainsi fortement dans l'urbanisme, discipline non plus réservée aux urbanistes mais à tout architecte soucieux de l'équilibre des quartiers.
De nombreuses autres disciplines se rattachent à celle de l'architecte, et font souvent le sujet de spécialisations. On a ainsi, à l'instar des architecte-urbanistes, des architecte-paysagistes, des ingénieur-architectes et des architectes-designers. Voir urbanisme, paysagisme, design industriel, sachant que ces spécialistes traiteront plus la partie légales et normatives, et non la partie graphique du projet.
Le statut légal des architectes
En France, l'architecte n'est pas un ingénieur (sauf école de Strasbourg: ENSCI), cependant, durant ses études, il a appris à calculer et dimensionner les structures et bâtiments qu'il va construire. Il fait appel à un ingénieur du bâtiment afin d'être assuré que sa structure sera validée et acceptée dans des cadres de marché économiques... Il est évident qu'il sait déjà qu'elle résistera. Et le bureau d'étude technique va être contraint de réussir les paris de l'architecte en acceptant de réduire ses coefficients de calcul aux mieux de ses besoins (car tendance au massif de l'ingénieur).
Voir aussi
- Archilab
- Architecture
- Architectes célèbres
- Architecte (informatique)
Liens externes
- [http://www.architectes.org/partie.php?partie_id=3 Ordre des architectes]
- [http://www.archi.fr/ECOLES/ Les écoles d'architecture]
- [http://www.aroots.org/link/annuaire_architecture_cat_73.html écoles d'architecture en France]
- [http://www.aroots.org/ site démonstratif des activités exhaustives des architectes]
-
ja:建築家
1799Catégorie:1799
Cette page concerne l'année 1799 du calendrier grégorien.
Événements
- 22 juin : Présentation du mètre étalon par les savants Méchain et Delambre.
- En juillet, Découverte dans le delta du Nil de la pierre de Rosette, clef du déchiffrage des hiéroglyphes.
- 25 juillet : Bataille d'Aboukir
- 22 août : Bonaparte quitte l'Égypte pour retourner en France, Jean Baptiste Kléber lui succède en Orient.
- 9 novembre (18 brumaire an VII) : coup d'État du 18 Brumaire : Bonaparte renverse le Directoire
- 12 décembre : Début du Consulat : Napoléon prend le pouvoir et se nomme Premier Consul.
- Bonaparte attaque la Syrie pour se protéger de l'Empire ottoman mais est vaincu à Acre.
- Disparition de la Société Hollandaise des Indes Orientales (Dutch East India Company)
- Début des explorations sud-américaines de Friedrich von Humbold (fin en 1804).
- Début du gouvernement du Consulat (fin en 1804).
- La Grande-Bretagne est le premier état à introduire l'impôt sur le revenu.
- Le chimiste anglais Joseph Priestley découvre l'oxyde carbonique.
- Pierre Simon de Laplace publie son Traité de mécanique céleste.
- Ranjit Singh établit un royaume Sikh au nord-ouest de l'Inde.
- Seconde coalition : Royaume-Uni Autriche Russie Turquie Deux-Siciles.
- Un mammouth congelé vieux de 33 000 ans est retrouvé dans le delta de la Léna en Russie.
- 22 janvier : Ludger Duvernay, imprimeur bas-canadien († 1852).
- 27 février : Frederick Catherwood, Illustrateur anglais († 1854).
- 20 mai : Honoré de Balzac, romancier français († 1850).
- 21 mai : Mary Anning, paléontologiste anglaise († 1847).
- 26 mai : Alexandre Pouchkine, poète, dramaturge et romancier russe († 1837).
- 26 mai : Felipe Poey, zoologiste cubain († 1891).
- 18 juin : William Lassell, astronome anglais († 1880).
- 19 juillet : Comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine), romancière française († 1874).
- 11 août : Joachim Barrande, géologue et paléontologue français († 1883).
- 17 décembre : Antoine-Joseph Jobert, médecin et chirurgien français, président de l' Académie des sciences. († 1867).
- 22 janvier : Horace-Bénédict de Saussure, naturaliste et géologue, il est considéré comme le fondateur de l'alpinisme. (° 1740)
- 4 février : Étienne-Louis Boullée, architecte et théoricien français (° 1745).
- 12 février : Lazzaro Spallanzani, biologiste italien (° 1729)
- 1 avril : Jacques-Étienne Montgolfier, inventeur français (° 1745).
- 18 mai : Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, dramaturge français (° 1732).
- 21 août : Johann Julius Walbaum, médecin et naturaliste allemand (° 1724).
- 7 septembre : Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français (° 1717).
- 7 septembre : Jan Ingenhousz, médecin et botaniste d'origine anglaise (° 1730).
- 6 octobre : William Withering, médecin et botaniste britannique, célèbre pour sa découverte de la digitaline († 1741).
- 14 décembre : George Washington, ancien Président des États-Unis (° 1732).
- 31 décembre : Jean-François Marmontel, Encyclopédiste et Académicien français (° 1723).
Voir aussi
- an VII, an VIII
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Charles de Wailly
Wailly, Charles de Wailly, Charles de
Wailly, Charles de
Charles de Wailly (1729-1798) est un architecte français, et frère du lexicographe Noël-François de Wailly (1724-1801).
Biographie
Il est élu en 1795 à l'Académie des Beaux-Arts - 3ème section (architecture), fauteuil V. À sa mort, Jean-François Chalgrin lui succède.
Il devient conservateur du musée des tableaux en 1795.
Réalisations
;Théâtre Français:À partir de 1767, Marie-Joseph Peyre et Charles de Wailly travaillent au projet du nouveau Théâtre-Français, l'actuel théâtre de l'Odéon. Le 26 mars 1770, un arrêté du Conseil ordonne l'exécution du projet sur le terrain du jardin de l'hôtel du Prince de Condé. En 1773 le projet de Peyre et de Wailly est mis en concurrence avec celui de Moreau, architecte du roi. Mais grâce à Monsieur, frère du roi, le projet Peyre et de Wailly est définitivement arrêté à l'automne 1778. Les travaux débutent en mai 1779. L'emplacement du théâtre a été très légèrement modifié par rapport au projet initial, de manière à le rapprocher du Palais du Luxembourg, demeure de Monsieur, pour qu'il « soit un nouvel agrément pour leur habitation ». Devant l'opposition des comédiens du Français à cet emplacement, la Chambre leur signifie « qu'on leur retirerait leurs privilèges et pensions et qu'on formerait une autre troupe, s'ils persistaient dans leur opposition ». Le 16 février 1782, les comédiens du Français sont installés dans leurs nouveaux murs. Le nouveau Théâtre-Français est inaugurée par la reine Marie-Antoinette le 9 avril 1782. Il est important de noter que ce théâtre est accompagné d'un lotissement typique des embelissements urbains du .
Collège de France
Le Collège de France, situé rue des Écoles, dans le V arrondissement de Paris est certainement l’une des plus vénérables institutions françaises. Sa fondation remonte à l’époque de François I, lorsqu’en 1530 son « maître de librairie », le grand traducteur d’œuvres antiques Guillaume Budé, lui suggère d’instituer un collège de lecteurs chargé d’enseigner des disciplines que la Sorbonne dédaignait : le grec, l’hébreu et les mathématiques. Dès lors le Collège royal, dont la devise est « Docet omnia », restera un des lieux d’excellence de la transmission du savoir en France.
D'abord appelé « Collège royal », il connut différentes appellations (« Collège des trois langues », « Collège national », « Collège impérial »), avant de recevoir son nom actuel en 1870.
À l'heure actuelle, le Collège est divisé en cinq ensembles de disciplines (sciences mathématiques, sciences physiques, sciences naturelles, sciences philosophiques et sociologiques, sciences historiques, philologiques et archéologiques). Il compte 54 chaires, allant des « communications cellulaires » (Jean-Pierre Changeux) aux « équations différentielles et systèmes dynamiques » (Jean-Christophe Yoccoz) en passant par l'« histoire des syncrétismes de la fin de l'Antiquité » (Michel Tardieu), auxquelles il faut adjoindre les nombreuses sommités scientifiques européennes qui sont régulièrement invitées.
Le Collège de France dispense des cours de haut niveau dans ces disciplines scientifiques et littéraires. L'enseignement est gratuit et ouvert à tous sans inscription, ce qui en fait un lieu à part dans la vie intellectuelle française. Une célèbre photo montre la foule qui venait y écouter Henri Bergson et dont une partie devait suivre le cours, ou tenter de le faire, depuis l'extérieur de la salle (fenêtres ouvertes).
Henri Bergson
Pierre Bourdieu, qui y a enseigné, le qualifiait de « lieu de sacralisation des hérétiques ». Parmi les professeurs ayant enseigné au Collège de France, on peut citer :
- Émile Benveniste
- Henri Bergson
- Claude Bernard
- Marcellin Berthelot
- Jacques Bouveresse
- Georges Cuvier
- Jean-François Champollion
- Anne Fagot-Largeault
- Michel Foucault
- Bronisław Geremek
- Étienne Gilson
- Pierre Émile Levasseur
- Claude Lévi-Strauss
- Hervé Thys
- Paul Valéry
- Antoine-Isaac Silvestre de Sacy
Un seul enseignant est élu par ses pairs pour chaque discipline, qu'il aura pour mission de représenter.
Les conférences du Collège de France ne sont pas télédiffusées sur le territoire français.
Certaines sont cependant diffusées sur France Culture ([http://www.college-de-france.fr/site/even/actu_11.htm])
Bibliothèques du Collège
Depuis 1936, le Collège a rassemblé les ouvrages en sa possession dans une bibliothèque générale, des bibliothèques spécialisées se développant auprès de quelques chaires.
Sa Bibliothèque d'Égyptologie est spécialisée sur l'Égypte pharaonique, l'Égypte chrétienne, sur les linguistiques hiéroglyphiques, hiératiques, démotiques et coptes, sur l'histoire et l'archéologie de l'Égypte et de la Nubie. Elle conserve les fonds d'archives scientifiques des Professeurs titulaires de la chaire et d'égyptologues français et étrangers.
Égyptologie
- La chaire Civilisation pharaonique : Archéologie, Philologie, Histoire est assurée par Nicolas Grimal.
- Le Collège de France abrite le siège de la Société française d'égyptologie (secrétariat : entrée 22 rue des Bernardins, Paris V).
Lien externe
- [http://www.college-de-france.fr/ Site officiel]
- [http://lyc-louis-le-grand.scola.ac-paris.fr/latin/historique/college_de_france/college_de_france.php Historique]
Catégorie:Grands établissements
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:École ou université parisienne
ja:コレージュ・ド・フランス
Palais du Luxembourg
Le palais du Luxembourg à Paris est un monument datant du début du , commandé en 1615 par Marie de Médicis à l'architecte Salomon de Brosse. Il sert actuellement de siège au Sénat français.
Le palais du Luxembourg tient plus du château rural que du palais urbain. Son plan est assez caractéristique des châteaux français, comme celui de Verneuil auquel Salomon de Brosse a participé. Il se compose d'une cour carrée, d'un corps d’entrée monumental et de pavillons redoublés dans le corps de logis.
Des nouveautés, comme le corps de logis qui prend une grande ampleur par rapport aux deux ailes, ou encore la partie centrale monumentale, marquent le château. Une influence italienne basée sur le modèle du palais Pitti et explicitement demandée par Marie de Médicis est notable, notamment à travers l'emploi du bossage de pierre plutôt que d'un mélange de brique et de pierre, comme on en trouvait par exemple dans le pavillon de chasse de Versailles.
La partie droite du palais était réservée à la reine et celle de gauche à Louis XIII. Une série de tableaux avait été commandée à Rubens pour chacun de ces appartements, mais seuls celle destinée au logement de Marie de Médicis fut réalisée.
Les jardins du palais sont ouverts au public et constituent une des principales surfaces arborées à l'intérieur de Paris.
Voir aussi
Liens internes
- Jardin du Luxembourg
- Sénat français
-
Liens externes
- [http://senat.fr/ Site officiel du Sénat français]
- [http://senat.fr/visite/photorama.html Portail du Palais du Luxembourg]
- [http://senat.fr/visite/visit.htm Visite virtuelle du Palais du Luxembourg]
- [http://senat.fr/visite/photorama.html Photos du Palais et des jardins]
Luxembourg, palais du
ja:リュクサンブール宮殿
1783Catégorie:1783
Cette page concerne l'année 1783 du calendrier grégorien.
Événements
- 3 septembre : Au traité de Versailles, le Royaume-Uni reconnaît l'indépendance des États-Unis et restitue à l'Espagne Minorque et la Floride, mais garde Gibraltar. La France conserve ses comptoirs en Inde, au Sénégal...
Europe
- La Russie annexe la Crimée après trois siècles d'administration ottomane, et des paysans allemands s'établissent en Crimée.
- Début du premier ministère tory de William Pitt le Jeune, Premier ministre d'Angleterre à l'âge de 24 ans (fin en 1801).
- Un tremblement de terre fait 50 000 victimes en Calabre en Italie.
- Éruption du Lakagigar, en Islande cause la mort par la faim de 9 000 personnes.
France
- L'Académie de Rouen couronne le mémoire de Jean-Paul Marat sur l'électricité médicale.
- 3 septembre : À Versailles, un traité est signé consacrant l'indépendance des treize colonies anglaises d'Amérique du Nord.
- 7 décembre : Dissolution de la communauté monastique de l' Abbaye St Martin du Canigou. construite dans la montagne, sur les pentes du Canigou, au début du .
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- 3 février : L'Espagne reconnaît l'indépendance des États-Unis.
Amérique latine
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
Sciences et techniques
- 4 juin : Démonstration aux États particuliers du Vivarais d'un ballon à air chaud inhabité mis au point par les frères Montgolfier.
- 27 août : Démonstration à Paris d'un ballon gonflé à l'hydrogène mis au point par le physicien Jacques Charles
- 19 septembre : Vol d'une montgolfière (air chaud) à Versailles avec des animaux.
- 21 novembre : Joseph et Étienne Montgolfier réalisent la première ascension aérienne d'une montgolfière (gonflée à l'air chaud) pilotée par Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent Marquis d'Arlandes.
- 1 décembre : Le physicien français Jacques Charles et Marie-Noël Robert s'envolent dans le premier ballon gonflé à l'hydrogène.
- découverte du tungstène par José Elhuyar et Fausto Elhuyar
- 23 janvier : Henri Beyle, dit Stendhal, romancier français († 1842)
- 24 juillet : Simón Bolívar né à Caracas au Venezuela. C'est le futur « El Libertador » de l'indépendance des colonies espagnoles d'Amérique du Sud († 1830)
- 18 septembre : Leonhard Euler, mathématicien suisse
- 27 septembre : Étienne Bézout, mathématicien français
- 29 octobre : Jean le Rond d'Alembert, mathématicien et philosophe français
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Orgue
Le mot orgue désigne, jusqu’au , un type d’instrument de musique multiforme dont les caractéristiques communes sont :
- d’être joué à l’aide d’un ou de plusieurs claviers, et d’un pédalier (le plus souvent) ;
- de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, appelés « jeux » ou « registres ».
: Note : le mot orgue est masculin. Cependant, au pluriel il peut-être soit féminin (de belles orgues) en parlant d’un seul instrument, soit masculin (les orgues fabriqués par Clicquot) en parlant de plusieurs instruments.Le mot orgue, du genre masculin au singulier, devient féminin au pluriel, lorsque l’on parle des orgues d’un même édifice (ex: les grandes orgues de Notre-Dame de Paris, les beaux orgues de Paris).
Mythologie et préhistoire de l'orgue
On s’accorde à dire que le premier orgue a été inventé par un grec, Ktésibios, au 3 siècle avant J.C. Utilisant déjà une mécanique assimilable à un clavier, et une soufflerie dont la pression était donnée par l’eau. Cet ancêtre a tout naturellement reçu le nom « hydraule ».
Mais la préhistoire mythologique de l'orgue commence avec la figure grecque du satyre Marsias, un joueur d'aulos, le "patron" des futurs organistes qu'on sait avoir été en lutte avec Apollon, le "patron" des joueurs de lyre (et donc des clavecinistes modernes).
Le premier usage public de l'hydraule aura consisté à couvrir les clameurs des martyrs chrétiens dans les cirques romains... Ces deux faits présentent un caractère symbolique qu'il conviendrait de méditer avec humour...
Des petites orgues comparables à nos orgues dites de Barbarie furent en usage chez les romains, notamment dans les théâtres et ceci explique la méfiance des premiers évêques chrétiens à l'égard des joueurs d'instruments et des musiciens toutes catégories confondues.
A Byzance l'orgue devient un instrument de la pompe impériale après le transfert du siège de l'empire du fait des invasions barbares. Un orgue a été offert par une ambassade byzantine à Charlemagne et c'est seulement plus tard, au XIème siècle qu'il fera progressivement son entrée dans l'église catholique : dans les cloîtres d'abord (comme "guide-chant") puis dans les églises. Non sans causer du trouble et des polémiques ainsi que des litiges plus ou moins passionnels entre organistes...fices religieux
Histoire de l'orgue « classique »
Charlemagne
On peut désigner ainsi les instruments disposant d'un sommier, organe central distribuant le vent dans les tuyaux sous l'action des touches, le mouvement étant transmis de façon exclusivement mécanique.
La diffusion de l'orgue dans les églises ne devient importante qu'en liaison avec celle de la polyphonie à 4 parties. L'âge de l'orgue classique s'étend grosso modo du début du XIVe siècle à celui du XIXe siècle. Au cours de cette période de cinq siècles, les progrès techniques accompagnent et suscitent le développement du répertoire, aboutissant à une apogée au cours des XVIIe et XVIIIe siècles dans les principaux centres européens : Italie, France, pays germaniques, Pays-Bas, Angleterre et Espagne.
en cours
Les orgues modernes - les différents types
Plus que pour tout autre, les caractéristiques peuvent varier considérablement d’un instrument à l’autre :
- orgue bible et orgue régale
- caractère portatif des plus petits instruments dits « orgues positifs » (que l’on pose), ou fixe des grands instruments d’église ou de concert
- nombre et étendue des claviers (de un à quatre ou cinq, parfois plus)
- existence - ou non - et étendue d’un pédalier
- nombre et nature des registres (ensembles de tuyaux) de 1 à 60 et plus par instrument
- harmonisation, adaptée au lieu (salon, salle de concert, église, cathédrale) et au style (tempérament)
- type de transmission, ou de tirage des notes et des registres (mécanique, pneumatique, tubulaire, électromagnétique, électropneumatique...)
Chaque grand instrument est une pièce unique. Il est adapté au local qui l’abrite, à sa destination musicale ou liturgique, à l’importance du budget qui a pu lui être consacré : par nature, c’est un instrument extrêmement coûteux, que ce soit en facture, en maintenance ou en restauration. À l’époque baroque, l’orgue est un des sommets de la technologie - seuls certains instruments d’horlogerie ou de serrurerie peuvent atteindre une complexité comparable.
L'organiste fait ses exercices sur un clavicorde ou un clavecin si il ne possède pas lui même un orgue.
Depuis le , il existe aussi des orgues électromécaniques telles les célèbres orgues Hammond puis électroniques possédant des caractéristiques analogues en termes de clavier et de registration, mais où la production des sons résulte d’une synthèse.
Description générale
Les plus petits instruments prennent la forme d’un meuble unique regroupant tous les éléments : console (claviers et autres commandes), soufflerie, sommier et tuyauterie dans un même ensemble de menuiserie.
En ce qui concerne les instruments fixes, il est courant que la console soit séparée des éléments sonores regroupés dans ce qu’on appelle le « buffet d’orgue ». Un exemple de ce type de construction est l’orgue actuel de Notre-Dame de Paris : un seul buffet visible renfermant divers plans sonores : Positif, Grand-Orgue, Récit (expressif), Grand Choeur, Solo et Pédale. La console est en avant du buffet, l’organiste regardant vers la nef.
Il peut y avoir aussi plusieurs buffets distincts. Le plus souvent deux sont visibles :
- le petit buffet placé généralement en avant sur la tribune : c’est le « Positif » qui renferme le plan sonore du même nom. Sur certains instruments - rares - le Positif est expressif.
- le grand buffet, en retrait du buffet de Positif, comportant les autres plans sonores (Grand-Orgue, Récit, Bombarde, Solo et Pédale, pour ne citer que quelques exemples français). Dans ce type de construction, la console est le plus souvent dite « en fenêtre », ce qui veut dire qu’elle tourne le dos au buffet de Positif et à la nef) et qu’elle est légèrement encastrée dans la base du grand buffet, ce qui nécessite une découpe dont la forme fait songer à celle d’une fenêtre. L’orgue de l’église Saint-Eustache à Paris, avec ses deux buffets dessinés par Victor Baltard - l’architecte des regrettées Halles de Paris - illustre ce type de construction.
Dans les églises et les cathédrales, le grand orgue peut être situé à différents endroits, plus ou moins favorables à l’acoustique :
- en tribune, au-dessus du portail occidental (position la plus commune) ;
- en nid d'hirondelle, sur un côté de la nef (cathédrale de Chartres, Strasbourg), ou dans le transept ;
- dans le triforium (coursive située au-dessus des nefs latérales), disposition assez courante en Espagne notamment.
Il y a souvent, dans les grands monuments, un « orgue de chœur » plus petit situé dans cette partie de l’église, sur un des côtés ou dans le chevet, au sol ou en tribune.
Le mécanisme
La console
C’est l’organe de commande de l’instrumentiste. La console regroupe :
- le ou les claviers, superposés et étagés en retrait l’un par rapport à l’autre de bas en haut
- le pédalier, s’il existe
- les tirants de registres, disposés de chaque côté des claviers ou au-dessus
- les accouplements qui permettent de « coupler » entre eux les claviers, y compris le pédalier.
- le banc de l’instrumentiste.
Les claviers commandent chacun un des plans sonores de l’orgue : Grand-Orgue, Positif (éventuellement dorsal), Récit (le plus souvent expressif), Echo ou Grand-Chœur, Bombarde ou Solo dans les orgues à 5 claviers. Ces noms peuvent d’ailleurs varier. Ils comprennent en principe, de nos jours, 56 ou 61 notes.
L’accouplement permet de jouer simultanément les touches de deux ou plusieurs claviers en n’en touchant qu’un seul, et donc d’actionner simultanément l’ensemble des registres qui leur sont associés. On réserve le terme de tirasse à l’accouplement des claviers avec le pédalier.
Les touches du pédalier peuvent être disposées parallèlement (« à l’allemande ») ou rayonnant (« en éventail ») théoriquement pour faciliter le jeu : en fait le pédalier en éventail est surtout en vogue aux États-Unis et on le trouve aussi en Grande-Bretagne. Le pédalier comporte en général de nos jours 30 notes, parfois 32 notes.
A l’origine, la console est liée au buffet et on la dit en fenêtre quand elle peut se fermer par des volets. Elle peut aussi bien se trouver sur la face avant que sur les côtés. Elle peut, par exemple, être orientée de telle façon que l’organiste regarde vers le chœur de l’église. Dans de rares cas, elle se trouve à l’arrière. Avec l’évolution des techniques de traction (pneumatique et électrique), elle peut être séparée du buffet pour devenir une pièce autonome de l’instrument, offrant plus de choix pour son placement. Par exemple, le grand orgue de l’église Saint-Eustache à Paris possède deux consoles, l’une en tribune à traction mécanique, l’autre, électrique et mobile, est au niveau du sol à l’entrée de la nef (côté gauche). Ce type de consoles parfaitement mobiles offre aux interprètes la possiblilité de jouer, dans de très bonnes conditions, avec orchestre ou d’autres instruments solistes en permettant une parfaite écoute de l’instrument.
L’informatique a également apporté sa contribution au mode de fonctionnement de l’orgue. Plusieurs tâches sont affectées à l’ordinateur. Il est l’assistant pour la registration et s’occupe de changer les jeux suivant une programmation établie par l’organiste, pendant que ce dernier est occupé à jouer. Il permet aussi d’enregistrer et de restituer ce qui a été joué. Le grand orgue de Notre Dame de Paris est sans doute l’exemple le plus célèbre. Des expériences ont eu lieu permettant au même interprète de jouer simultanément plusieurs instruments éloignés par la grâce des télécommunications.
La soufflerie
La soufflerie traditionnelle était constituée de grands soufflets généralement en forme de coin, actionnés à la main ou aux pieds par un ou plusieurs assistants (jusqu’à dix). En raison de la place occupée par cette installation dans les orgues importants, elle était souvent reportée dans un local contigu de la nef. Plus habituellement, elle est sise derrière l'orgue, voire même dans le soubassement du buffet. De nos jours, la production de l'air sous pression est confiée à un ventilateur électrique, à de rares exceptions près (reconstitutions d'instruments historiques) ; le bruit du moteur doit évidemment être aussi faible que possible, et il convient, pour des question de température, que l'air soit aspiré dans le même environnement que l'orgue qu'il alimente. On a cherché aussitôt que possible à s'affranchir de la main-d'œuvre souvent difficile à mobiliser lorsque l'organiste voulait jouer, en mécanisant le fonctionnement des soufflets pompes à l'aide de la machine à vapeur ou même de la force hydraulique, puis du moteur électrique. L'électricité et le ventilateur plus encore ont été, du point de vue de la simplicité et de la fiabilité, des progrès appréciables.
L’air mis sous pression, le vent en termes de facture d'orgue, est dirigé vers un (ou plusieurs) réservoir à soufflet, en forme de coin (les tables inférieures et supérieures sont liées par une charnière), ou à table parallèle ; ce soufflet a pour fonction d'établir une pression du vent constante au moyen de poids disposés sur la table supérieure ; il doit aussi éliminer les variations brusques de pression préjudiciables à la qualité du son émis, variations qui surviennent lorsque l'organiste joue des accords répétés par exemple. Il est précédé par un régulateur dont il commande mécaniquement l'action. Ce régulateur sert à contrôler en permanence la quantité d'air introduite dans le soufflet, en fonction de la consommation d'air induite par le jeu plus ou moins fourni de l'organiste. Son principe peut être basé sur l'ouverture variable d'une soupape ou d'un volet à rouleau par exemple.
Le facteur d'orgues peut même adjoindre sur les porte-vents des anti secousses, pour parfaire l'égalité de la pression. Ce sont de petits soufflets ou tablettes mobiles mis en équilibre par la pression de l'air. A l'opposé, un autre dispositif, appelé tremblant, est destiné au contraire à faire onduler le vent et donc le son des tuyaux de manière régulière, pour apporter un caractère expressif à certaines pièces musicales. Le tremblant peut fonctionner dans le vent, à l'aide d'un simple volet mobile obturant partiellement un porte-vent et animé d'un battement produit par le passage de l'air, ou à vent perdu, il crée alors des échappements d'air répétés (dispositif bruyant).
Certains grands instruments disposent de pressions d'air différentes pour chaque sommier. En ce cas, chacun d'entre eux dispose de son propre réservoir à soufflet régulateur disposé à proximité ; cette régulation de la pression peut même être localisée dans le sommier lui-même, selon un dispositif apparu au milieu du XXème siècle.
Le vent est ensuite distribué depuis le réservoir régulateur à l'ensemble des sommiers à l'aide d'un réseau parfois complexe de porte-vents. Il s'agit de canaux usuellement en bois, de sections carrées ou rectangulaires adaptées aux besoins en air des sommiers qu'ils alimentent.
La soufflerie doit dans son ensemble répondre aux besoins en vent de l'orgue qu'elle fournit. Ainsi, les anciens orgues présentaient souvent des déficiences en la matière, en raison de sous-dimensionnement de certains éléments de distribution ou de pompes insuffisament performantes. Bien des éléments entrent en ligne de compte pour le calcul des besoins en vent d'un orgue : le nombre de ses jeux, le type d'harmonisation pratiquée (plus ou moins consommatrice de vent), la conception stylistique même de l'instrument ; les facteurs d'orgues n'ont eu de cesse de parvenir à maîtriser l'alimentation du vent des instruments au cours des siècle ; à cet égard, Aristide Cavaillé-Coll développera au XIXème siècle des solutions techniques novatrices (soufflets à plis multiples entre autre) pour assurer une production importante de vent parfaitement régulé et stabilisé.
Le sommier
C’est le cœur de l’instrument car c’est lui qui fournit l’air sous pression aux tuyaux sonores en fonction des touches actionnées et des registres sélectionnés par l’organiste.
Le sommier est la partie la plus délicate de l’orgue, car il doit assurer une distribution parfaite et équilibrée du « vent » (air sous pression) venant de la soufflerie et la distribuer aux registres sélectionnés, sans fuites d’air qui pourraient faire « corner » l’instrument. L’étanchéité doit en être parfaite, ainsi que ce qu’on appelle l'"attaque" des notes.
Le vent arrive à la partie inférieure du sommier dans une sorte de caisson étanche (la laye) dont il peut sortir par des soupapes actionnées par l’organiste (la tige qui tire une soupape pénètre dans la laye au travers d’une boursette en cuir très souple qui assure l’étanchéité tout en permettant le mouvement).
center
Lorsqu’une soupape s’abaisse, l’air pénètre dans un autre espace, la gravure qui dessert l’ensemble des tuyaux correspondant à la note sélectionnée. La gravure est surmontée de bas en haut :
- par une table percée de trous en face de chacun des tuyaux ;
- par les « registres », planchettes de bois allongées et percées de trous qui coulissent sur la table, perpendiculairement à la gravure.
- par une chape comparable à la table, et qui supporte la base des tuyaux ;
La position du registre, tiré ou poussé, met en communication, ou non, la gravure avec le ou les tuyaux correspondants : l’air traverse alors, par les trous mis en regard, la table, le registre et la chape.
center
Un tuyau est donc sélectionné, et résonne, lorsque son registre est en position adéquate et que l’on appuye sur la touche qui le commande.
La transmission
On appelle transmission l’ensemble des organes qui transmettent aux soupapes situées dans le sommier le mouvement de la touche qui est appuyée par l’organiste. Les mêmes principes s’appliquent au maniement des registres situés dans le sommier et actionnés depuis la console (mais avec moins de contraintes).
A l’origine, la transmission était purement mécanique et se constituait d’un ensemble de leviers, de renvois en équerre, de tringles mobiles appelées vergettes, reliant l’arrière de la touche à la soupape. Cette technologie (toujours en usage aujourd'hui) demandait une grande minutie de réalisation pour que le mouvement soit précis et le mécanisme le plus léger possible au toucher. La réduction des frottements avait une grand importance, et tout ici nécessitait que la console soit le plus près possible du sommier : l’organiste jouait presque toujours en tribune. Le mécanisme était le plus simple lorsque le clavier était tout près du sommier : toutefois l’écartement des touches étant nécessairement plus petit que celui des soupapes (en raison de l’espacement des tuyaux) le mécanisme minimal nécessitait ce qu’on appelle l'abrégé. Ce principe de transmission restent en usage aujourd'hui, bénéficiant des connaissances et des moyens de fabrication modernes.
À partir du , les principes de transmission se multiplient :
- pneumatiques : c’est l’air sous pression qui sert à véhiculer les commandes
- électriques : les soupapes sont actionnées par des électroaimants dont le courant de commande est commandé par les touches du clavier
- électro-pneumatique (combinaison des deux précédents : soupapes actionnées par l’air sous pression libéré par une autre soupape actionnée par électroaimant).
- mécanique assistée par une machine de Barker. Un système d'assistance pneumatique (fonctionnant avec le vent de l'orgue), inséré entre l'abrégé et les soupapes permet de limiter l'effort nécessaire à l'enfoncement des touches.
Ces dispositifs éliminent certains inconvénients de la transmission mécanique mais distancient l’interprète des organes sonores et le privent de la qualité du "toucher" propre à cette dernière.
Les tuyaux
électroaimant
L’émission sonore est assurée par des tuyaux qui reçoivent, à leur base, l’air sous pression venant du sommier. Le plus souvent, les tuyaux ont une position verticale ; ils peuvent aussi être disposés horizontalement (disposition en éventail dite « en chamade » souvent usitée en Espagne).
Les tuyaux diffèrent entre eux par de nombreux paramètres :
- la matière (bois ou métal - alliage d’étain et de plomb en général)
- la longueur qui détermine la hauteur de la note émise
- le diamètre, qui agit sur le timbre
- tuyau ouvert ou tuyau fermé à l’extrémité supérieure
- la forme, cylindrique, conique, ou autre
- l’organe sonore (bouche ou anche)
Les tuyaux se répartissent donc en plusieurs catégories:
# les jeux à bouche, comprenant les fonds et bourdons, les mutations simples et les mutations composées ;
# les jeux d'anches, ils sont caractérisés par la présence d’une languette métallique à la base du tuyau qui vibre.
Jeux à bouche
Le principe de fonctionnement est celui de la flûte à bec
# les fonds : tuyaux ouverts, appelés montre lorsqu’ils sont présentés en façade de l’instrument. Leur longueur est exprimée en pieds (environ 32,5 cm). Les plus graves (32 pieds pour la note la plus grave) mesurent environ 10 mètres. Cette longueur correspond à la partie sonore, au-dessus de la bouche. Les plus aigus (1 pied), 30 cm. Le diamètre est un paramètre important de leur timbre : les tuyaux étroits forment les jeux gambés au timbre mordant, le diamètre intermédiaire est celui des principaux au timbre plein (prestant, doublette...), le diamètre large est celui des jeux flûtés.
# les tuyaux bouchés (les bourdons) ont une sonorité plus sourde. Parce qu’ils sont bouchés, ils émettent des sons d'une octave plus grave qu’un tuyau ouvert de même dimension.
# les mutations simples émettent des sons différents de la note jouée (à la tierce ou à la quinte généralement) : ils sont destinés à être couplés avec d’autres jeux pour en modifier la couleur.
# les mutations composées sont formées de plusieurs rangs de tuyaux groupés de façon indissociables et qui émettent ensemble des sons chargés en harmoniques : on parle de fournitures et cymbales en indiquant le nombre de rangs de tuyaux, ils permettent de former le plenum.
octave
Jeux d'anche
Le principe de fonctionnement s'apparente à celui de la clarinette : une languette en laiton (l'anche) à laquelle l'harmoniste donne une courbure particulière, entre en vibration sur une goutière sur laquelle elle est maintenue par un coin en bois dur ; son timbre est amplifié par un corps de métal ou de bois, conique ou cylindrique en fonction du timbre recherché. L'accordage s'effectue à l'aide de la rasette, petite tige de métal permettant de modifier la longueur battante de l'anche.
Le caractère des jeux d'anche peut être éclatant pour la trompette française, plus sourd pour la trompette allemande ; de plus, une grande variété de timbres existe dans les anches, imitant des instruments à vent, tel le cromorne, la clarinette. D'autres présentent un corps de tuyau très raccourci, telles les jeux de régale, au timbre pincé.
Le buffet
Les orgues d’église ont souvent un rôle décoratif important.
Le buffet, dont les deux fonctions initiales sont de cacher et protéger, joue également un role essentiel de porte-voix et de résonnateur ; il constitue souvent chez les anciens une œuvre d’ébénisterie très travaillée témoignant du style de son époque, alternant parties de menuiserie richement sculptée et espaces occupés par les tuyaux de montre disposés en plate-faces et tourelles de nombre varié (2, 3, ou plus). Dans la tradition française, le bois est généralement brut ; chez les allemands, les italiens, les hollandais, la décoration fait souvent appel à la peinture, la dorure.
Dans la facture moderne, le buffet est souvent assez dépouillé et tend à mettre en valeur les tuyaux de montre comme principal élément décoratif. Il va même parfois jusqu'à disparaître durant quelques décennies des années 1930 à 1960.
l'harmoniste
Instrument curieux
- la serinette.
- l'orgue de barbarie, le limonaire.
- la vielle organisée.
- le clavecin organisé.
Facteurs d’orgue célèbres
- Dom Bedos de Celles, auteur du célèbre livre Le Facteur d'orgues, lien externe : [http://perso.club-internet.fr/smcj/bureau/biblio/dombedos/index.htm]
- Les Clicquot
- les Lefebvre
- Arp Schnitger
- Les Dallam
- Les Silbermann
- Aristide Cavaillé-Coll
- Joseph Merklin
- Casavant Frères Saint-Hyacinthe, Québec, Canada
- Louis Mitchell Montréal, Québec, Canada
- Les Boisseau
- [http://www.atelier-quoirin.com Pascal Quoirin]
L'ensemble des facteurs d'orgue recensés par le Ministère de la Culture [http://www.culture.gouv.fr/culture/orgues/facture/facteurs.html]
La musique d’orgue
en cours
Principaux compositeurs
Période Renaissance
- Guillaume Costeley
Période baroque
Cette période marque l’apogée de la littérature de l’instrument, servi par de grands musiciens.
- Johann Sebastian Bach
- Jacques Boyvin
- Dietrich Buxtehude
- Michel Corrette
- François Couperin
- Girolamo Frescobaldi
- Nicolas de Grigny
- Louis Marchand
- Johann Pachelbel
- Jan Pieterszoon Sweelinck
Voir aussi:
- Écoles allemandes d'orgue
- École française d'orgue
Périodes classique et romantique
- Alexandre Pierre François Boëly
- Johannes Brahms
- César Franck
- Franz Liszt
- Felix Mendelssohn-Bartholdy
- Robert Schumann
Période post-romantique/symphonique
- Léon Boëllmann
- Gabriel Fauré
- Eugène Gigout
- Alexandre Guilmant
- Clément Loret
- Gabriel Pierné
- Max Reger
- Camille Saint-Saëns
- Louis Vierne
- Charles-Marie Widor
Période post-symphonique/néoclassique
- Jehan Alain
- Marcel Dupré
- Maurice Duruflé
- Olivier Messiaen
- Jean Langlais
- Gaston Litaize
- Charles Tournemire
Période contemporaine
- Thierry Escaich
- Jean-Louis Florentz
- Jean Guillou
- Naji Hakim
- Jean-Pierre Leguay
- Daniel Roth
L'orgue, par ses possibilités largement supérieures aux autres instruments de musique, peut remplacer un orchestre à lui seul. C’est l’instrument de soliste par excellence.
Toutefois, il peut aussi servir d’accompagnement, de continuo et il a aussi été utilisé en combinaison dans des œuvres telles que :
- concertos pour orgue et orchestre (Haendel, Michel Corrette, Francis Poulenc ...)
- symphonies avec orgue (François-Joseph Fétis, Camille Saint-Saëns, Joseph Jongen...)
- etc.
L'orgue est également un instrument se prétant à merveille aux improvisations, et où tous les grands organistes ont fait, et continuent à faire preuve de virtuosité, tels Pierre Cochereau, Michel Chapuis, Thierry Escaich, Philipe Lefebvre, Daniel Roth...
Le prix Nobel de la paix français Albert Schweitzer fut également un organiste célèbre et organologue de renom qui eut une grande influence lors de la Réforme Alsacienne de l'Orgue.
Galerie de photos
Image:08st_ouen_cc.jpg|Abbatiale Saint-Ouen de Rouen
Image:Sées cathedral - organ.jpg|Cathédrale de Sées
Quelques instruments d’exception
- En France :
- Orgues classiques
- Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (Clicquot)
- Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux (Orgue Dom Bedos reconstitué par [http://www.atelier-quoirin.com/Bordeaux.htm Pascal Quoirin] )
- Abbatiale de Saint-Maximin (Isnard)
- Saint-Michel en Thiérache
- Abbatiales de Marmoutier et d'Ebersmunster (André Silbermann, 1709, 1732)
- Église Saint-Thomas de Strasbourg (Jean-André Silbermann, 1741)
- Notre-Dame de Guibray à Falaise
- Orgues symphoniques
- église Saint-Sulpice à Paris (Aristide Cavaillé-Coll)
- Abbatiale Saint-Ouen à Rouen (Aristide Cavaillé-Coll)
- Basilique Saint-Sernin à Toulouse (Aristide Cavaillé-Coll)
- En Allemagne :
- Abbatiale de Weingarten ( Gabler 1750 )
- Aux Pays-Bas :
- Haarlem ( Müller 1738 )
- Alkmaar
- En Suisse :
- Basilique de Valère à Sion, où se trouve le plus vieil orgue jouable au monde.
- Au Canada :
- Notre-Dame-de-la-Victoire, Lévis, Québec. Orgue historique à traction mécanique de Louis Mithcell, construit en 1869 et restauré par la maison Casavant Frères en 2000. Il compte 42 jeux.
Divers
Le musicien jouant de l’orgue est nommé organiste. Le fabricant d’orgue est appelé facteur d'orgue ou organier.
Du fait de la ressemblance, un lance-roquette soviétique de la Seconde Guerre mondiale fut nommée orgue de Staline.
Bort-les-Orgues est une ville de Corrèze surplombée par les Orgues de Bort, une coulée volcanique en forme d’orgues et dont la pierre dénommée phonolite émet une sonorité aux chocs.
Voir aussi
Orgues en géologie:
- Orgues basaltiques
- Chaussée des géants
Lien externe
- [http://www.orgues-bistocchi.com Manufacture d'Orgues Franck Bistocchi] : facteurs d’orgues contemporains, instruments fabriqués selon des techniques anciennes, ornés et sculptés entièrement à la main.
- [http://perso.wanadoo.fr/eisenberg/ Les jeux de l'orgue, orgues d'Alsace] : architecture, jeux de l'orgue, orgues d'Alsace.
-
ja:オルガン
Catégorie:Instrument à clavier
catégorie:Instrument à vent
Catégorie:Instrument de musique classique
1836Catégorie:1836
Cette page concerne l'année 1836 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
France
- 23 juillet : Loi Pelet incitant les communes à avoir au moins une école primaire pour les filles.
- 30 octobre : Tentative menée par Louis-Napoléon Bonaparte pour soulever les troupes à Strasbourg.
Amérique
- 25 février : Exhibition de Joice Heth par Phineas Taylor Barnum : premier "zoo humain".
- 2 mars : Le Texas proclame son indépendance par rapport au Mexique.
- 6 mars : Prise de Fort Alamo par les Mexicains se soldant par la mort des 189 défenseurs.
- 15 juin : L'Arkansas devient le vingt-cinquième état de l'Union américaine.
- 7 décembre : Élection de Martin Van Buren comme président des États-Unis.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- Publication à Paris du premier numéro du quotidien Le Monde, qui cessera de paraître moins d'un an plus tard, après la parution de son 350e et dernier numéro.
- Érection de l'obélisque de la place de la Concorde.
- L'architecte anglais Charles Barry conçoit le nouveau Westminster Palace dans le style néogothique.
- L'écrivain anglais Charles Dickens publie sa première œuvre à succès, Les aventures de M. Pickwick.
- France : fin de la construction de l'Arc de triomphe de l'Étoile
- Fondation de l'Université de Londres.
- Science et techniques :
- L'inventeur américain Samuel Colt commence la production de son premier revolver.
- Sports :
- La pratique de la soule en Bretagne se cantonne désormais au seul Pays de Lorient où des parties ont lieu jusqu’en 1914.
- 14 juillet 1836. Deuxième édition des « Jeux Olympiques Scandinaves » à Ramsola (Suède).
- Le Surrey est sacré champion de cricket en Angleterre.
- Première édition de la course hippique anglaise du Grand National, à Maghull.
- 8 janvier : Sir Laurens Alma-Tadema, peintre anglais d'origine hollandaise
- 14 janvier : Henri Fantin-Latour, peintre et lithographe français
- 14 mai : Wilhelm Steinitz, premier champion du monde officiel d'échecs
- 31 mai : Jules Chéret, affichiste et lithographe français
- 15 octobre : Jacques-Joseph Tissot (James Tissot), peintre français
- 21 janvier : André Étienne Justin Pascal Joseph François d'Audebert de Férussac naturaliste et militaire français (° 1786).
- 10 juin : André-Marie Ampère (° 1775).
- 20 juin : Emmanuel-Joseph Sieyès, Homme politique, académicien français (fauteuil 31) ( ° 1748)
- 26 juin : Rouget de Lisle, le père de la Marseillaise.
- 28 juin : James Madison, Président des États-Unis (° 1751).
- 17 septembre : Antoine-Laurent de Jussieu, botaniste français (° 1748)
- 6 novembre : l'ex-roi Charles X (79 ans) de France, comte de Ponthieu, aîné des Capétiens et chef de la maison de France (° 1757).
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Catégorie:Naissance en 1739
Catégorie:Architecte françaisCatégorie:Artiste français
Français
Catégorie:Personnalité française par profession
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