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| Arc De Triomphe De L'Étoile |
Arc de triomphe de l'Étoile ja:エトワール凱旋門
Catégorie:Monument parisien Catégorie:Arc de triomphe
Catégorie:Arc de triomphe
L’Arc de triomphe de l’Étoile appelé partout dans le monde Arc de Triomphe, est situé à Paris, sur la place de l'Étoile, à l’extrémité ouest de l’avenue des Champs-Élysées. Il est en fait le carrefour de douze avenues percées au XIXe siècle sous l'impulsion du Baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues rayonnent autour de la place en étoile, notamment l’avenue de la Grande Armée, l’avenue de Wagram et, bien sûr, les Champs-Élysées.
Histoire
Champs-Élysées
Commandé par Napoléon en 1806, ce monument fut érigé au et achevé en 1836 réalisé selon les plans de Jean-François-Thérèse Chalgrin par les architectes L. Goust et Jean-Nicolas Huyot. Inspiré de l’architecture romaine et haut d’une cinquantaine de mètres, il porte, entre autre, un haut relief sur chacun de ses quatre piliers :
- Le Triomphe de 1810 par Jean-Pierre Cortot
- La Résistance par Antoine Etex
- La Paix par Antoine Etex
- Le Départ des Volontaires de 1792 (dit La Marseillaise) par François Rude
Sur les faces extérieures de l’Arc sont gravés les noms des grands Révolutionnaires et des victoires militaires de Napoléon I. Sur les murs intérieurs du monument sont inscrits les noms des 558 Généraux d'Empire. Les noms de ceux qui moururent au combat sont soulignés.
Il fait partie maintenant des monuments nationaux qui ont une forte connotation historique. À ses pieds se trouve la tombe du Soldat inconnu de la Première Guerre mondiale ; la flamme qu’il abrite commémore son souvenir et ne s’éteint jamais : elle est ravivée tous les 11 novembre, jour du souvenir de l’armistice signé entre la France et l’Allemagne en 1918.
Voir aussi
Liens internes
- Pour les timbres-poste émis par les États-Unis pour servir en France libérée, voir: Arc de Triomphe (timbre).
- Arc de triomphe
- Liste des officiers figurant sur l'arc de Triomphe
Liens externes
- [http://www.insecula.com/musee/M0107.html/ Arc de Triomphe]
- [http://www.baudelet.net/frat.htm Bas reliefs de l'Arc de Triomphe]
- [http://www.parisrama.com/thematiques/thematique_arcdetriomphe.htm Arc de Triomphe et ses inscriptions]
- [http://perso.wanadoo.fr/arnauld.divry/arc_de_triomphe.htm Liste des officiers figurant sur l'arc de Triomphe]
Catégorie:Arc de triompheCatégorie:Monument
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
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!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
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!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
Baron Haussmann
Georges Eugène Haussmann (27 mars 1809 - 11 janvier 1891), nommé baron par Napoléon III, a été préfet de la Seine entre 1853 et 1870. À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation.
Né à Paris le 27 mars 1809, dans le quartier Beaujon, il est le petit-fils d'un député et le fils d'un intendant militaire de Napoléon Ier. Il fait ses études au collège Henri IV à Paris, puis il entame des études de droit tout en étant au conservatoire de musique de Paris.
D'abord sous-préfet de Nérac, il devient ensuite préfet du Var en 1849. Présenté à Napoléon III par Victor de Persigny, ministre de l'Intérieur, il devient préfet de la Seine en 1853, succédant ainsi à Jean-Jacques Berger et à Rambuteau.
La transformation de Paris
Rambuteau
Au milieu du , Paris se présente à peu près sous le même aspect qu'au Moyen Âge. Napoléon III veut une capitale aussi prestigieuse que son pouvoir, ce qui sera le point de démarrage de l'action du nouveau préfet.
L'idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l'air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes qui sont alors en plein essor, suite à l'avènement des « Lumières » au et à l'épidémie de choléra de 1832. La volonté d'entraver d'éventuels nouveaux soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848, entre aussi en jeu.
Haussmann a l'obsession de la ligne droite, ce que l'on a appelé le « culte de l'axe » au . Pour cela, il est prêt à amputer des espaces structurants comme le jardin du Luxembourg. Certains axes ouverts sous Louis XIV sont élargis et deviennent les « grands boulevards ». Des boulevards et avenues sont percés de la place du Trône à la place de l'Étoile, de la gare de l'Est à l'Observatoire. Haussmann donne également aux Champs-Élysées leur visage d'aujourd'hui.
Il aménage d'un certain nombre de parcs et jardins afin de permettre à la population de respirer. C'est le cas du jardin du Luxembourg, du parc Montsouris ou encore du parc des Buttes-Chaumont. D'autres espaces déjà existants sont transformés et passent du statut d'espaces verts à celui de hauts lieux voués à la promenade.
Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L'immeuble de rapport et l'hôtel particulier s'imposent comme modèles de référence.
Il construit aussi de nouveaux monuments comme l'opéra Garnier, chef-d'œuvre de l'architecture éclectique propre au . Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d'avenues ou de vastes places. L'exemple le plus représentatif est la place de l'Étoile d'où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l'avenue des Champs-Élysées.
Il crée en parallèle, avec l'ingénieur Belgrand, des circuits d'adduction d'eau et un réseau moderne d'égoûts.
Cette transformation a un coût très élevé, puisque Napoléon III souscrit un prêt de 250 millions de francs en 1865, et un autre de 260 millions de francs en 1869.
Au total, on estime que les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %.
Honneurs et critiques
1869
Si cette œuvre lui a permis d'accéder à la fonction de sénateur en 1857, de membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1867 et de chevalier de la légion d'honneur en 1862, elle n'en reste pas moins contestée à cause des sacrifices qu'elle a entrainés. Les méthodes employées ne s'encombrent en effet pas des principes démocratiques, et les manœuvres financières sont assez douteuses.
Les nouvelles lois d'expropriation entraineront plus tard de nombreuses contestations et pousseront à la faillite de nombreux petits propriétaires qui ont vu leurs biens détruits. En parallèle, les nouveaux règlements imposent des constructions d'un niveau de standing élevé. Il en résulte une forte spéculation immobilière qui exclut de facto les classes les moins aisées de la société parisienne.
Une partie de la population manifeste son mécontentement en même temps que son opposition au pouvoir en place. En 1867, le baron Haussmann est interpellé par le député Ernest Picard. Les débats houleux que le personnage sucite au sein du Parlement entraînent un contrôle plus strict des travaux, qu'il avait habilement évité jusque-là. Jules Ferry rédige la même année une brochure intitulée : « Les Comptes fantastiques d'Haussmann », par allusion aux Contes fantastiques d'Hoffmann. On l'accuse, à tort, d'enrichissement personnel.
Le Baron, qui avait un temps espéré entrer au gouvernement pour mettre en œuvre ses idées à l'échelle du territoire national, est destitué de son pouvoir par le nouveau cabinet d'Émile Ollivier le 5 janvier 1870, quelques mois avant la chute de Napoléon III. Son successeur est Léon Say, mais Belgrand et surtout Alphand conservent un rôle prépondérant et poursuivent l'œuvre d'Haussmann.
Après s'être retiré pendant quelques années à Cestas près de Bordeaux, Haussmann revient à la vie publique en devenant député de la Corse de 1877 à 1881. Il reste bonapartiste malgré le retour de la République. Il consacre la fin de sa vie à la rédaction de ses Mémoires (1890-1893), un document important pour l'histoire de l'urbanisme de Paris.
Le baron Haussmann meurt le 11 janvier 1891. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Anecdotes
- Haussmann mesurait 1,90 m.
- Ernest Renan raconte que Haussmann a fait disparaître une île entière en Bretagne, l'île Grande, pour obtenir la pierre nécessaire à ses travaux.
- On a prêté à madame Haussmann cette remarque naïve ou cynique : « Mon mari et moi n'avons pas de chance. Dès que nous nous installons quelque part, nous en sommes expropriés ! »
Voir aussi
- Jean-Charles Alphand
- Les égouts de Paris
Lien externe
- [http://www.insecula.com/contact/A008343.html/ La fiche de Georges Eugène Haussmann, sur le site Insecula.com]
Haussmann, Georges Eugène
Haussmann, Georges Eugène
Haussmann, Georges Eugène
Haussmann, Georges Eugène
Grande Armée
La Grande Armée fut le qualificatif donnée à trois armées à trois époques différentes.
Au Moyen Âge
Le nom de « Grande Armée » fut donnée à une importante armée de Vikings du Danemark qui débarquèrent en Angleterre en 865 et créèrent le royaume Viking d'York.
Sous le Premier Empire
En réalité, il y a deux « Grande Armée » sous le Premier Empire.
La première Grande Armée est créée au Camp de Boulogne le 29 août 1805. Elle fait suite à l’Armée des Côtes de l’Océan. Elle comporte au départ 7 Corps d'Armée (les fameux « sept torrents ») qui vont s'illustrer lors des campagnes de 1805, 1806 et 1807.
La Grande Armée est dissoute à l'entrevue d'Erfurt entre Napoléon et le Tsar, du 27 septembre au 12 octobre 1808.
La deuxième Grande Armée est créée officieusement à la fin de l'année 1811 (note de Berthier) en préambule à la Campagne de Russie. En 1813 - 1814, le gonflement des effectifs de la Garde est considérable (environ 50 000 h en 1812, 90 000 en 1813, 110 000 en 1814, avec entre autres 19 régiments de voltigeurs et 19 régiments de tirailleurs).
Elle dure jusqu'à la fin de la Campagne de France en avril 1814.
En Argentine
Au , la Confédération argentine était dominée par Juan Manuel de Rosas, gouverneur de Buenos Aires et ministre des relations extérieures du pays; il avait créé un système quasiment féodal de domination des autres provinces. Le 1 mai 1851, dans ce que l´on appelle le Prononcé d´Urquiza, le gouverneur de la province de Entre Ríos, Justo José de Urquiza, a affirmé la souveraineté de son province, et a signé différents traités avec le gouvernement uruguayen (alors assiégé dans Montevideo par les forces de Buenos Aires), la province de Corrientes, et le Brésil, dans le but de réunir une armée afin de libérer Montevideo et provoquer la chute de Rosas. Cette Grande Armée est réunie en 1851 et franchit le fleuve Paraná en décembre 1851 et engage l'armée de Rosas le 3 février 1852 lors de la bataille de Caseros. La Grande Armée fut victorieuse et força Rosas à quitter le pays dans un bateau anglais.
Catégorie:Histoire de l'armée française
Catégorie:Histoire du Danemark
Catégorie:Histoire de l'Argentine
Bataille de Wagram
La bataille de Wagram, se déroula autour de l'île de Lobau sur le Danube les 5 et 6 juillet 1809 et eut pour résultat la victoire de la Grande Armée française sous le commandement de Napoléon Bonaparte sur l'armée autrichienne dirigée par l'archiduc Charles.
Napoléon a fait préparer son attaque, notamment les ponts et les positions d'artillerie, car il veut cette bataille avant l'arrivée des troupes de l’archiduc Jean qui vient à marche forcée depuis l’Italie.
5 juillet
Alors que le soleil sèche la pluie de la veille Napoléon ordonne une attaque générale en balayage. Bernadotte fait avancer les Saxons vers puis monter le plateau de Wagram haut de quelques mètres. Lorsqu’ils parviennent à la crête, la deuxième vague, constituée par les Italiens de Macdonald, prend ces uniformes blancs pour ceux de l’Autrichien, et tirent sur eux. Les Saxons, prit entre deux feux, reculent vers les forces de Macdonald qui croient à une charge et le désordre s'installe. Oudinot, resté en pointe, doit reculer pour s‘aligner sur la nouvelle ligne. Les positions se stabilisent pour la nuit.
6 juillet
Au petit matin du 6 juillet la canonade avec 1 100 pièces d’artillerie sur 15 km se déchainent. Les Autrichiens attaquent et progressent le long du Danube, menaçant le pivot de l'ile Lobau. Mais la plus formidable batterie commandée par Drouot de plus de cent pièces des campagnes les foudroient. À 18h l'archiduc est forcé d'ordonner la retraite. La cavalerie française, épuisée et dispersée, ne peut pas poursuivre.
Bilan
La bataille de Wagram décida de la fin de la guerre de la cinquième coalition.
Liens externes
- [http://www.trubador.com/wagram.htm carte]
Catégorie:Premier Empire
Wagram
1806Catégorie:1806
Cette page concerne l'année 1806 du calendrier grégorien.
Pour Alexandre Kojève, cette année marque la fin de l'histoire.
Événements
Europe
- Début de la guerre russo-ottomane (fin en 1812).
- Début du ministère whig de William Wyndham Grenville, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1807).
- Le royaume du Portugal refuse d'adhérer au Blocus continental.
- 12 décembre : Le Serbe Karageorges s'empare de Belgrade.
France
- 1 janvier : Abandon du calendrier républicain en France et retour au calendrier grégorien
- 10 mai : Loi créant « l'Université impériale ».
- Napoléon Bonaparte décide de construire l'Arc de triomphe
Guerres Napoléoniennes
- 1 octobre : Ultimatum prussien à Napoléon : début de la quatrième coalition : Royaume-Uni Prusse Russie Suède.
- 14 octobre : Victoires simultanées de Napoléon et de Davout, à Iéna et Auerstadt, contre les Prussiens
- Les Anglais utilisent des fusées Congreve contre une flotte d'invasion française.
- Napoléon Bonaparte décrète et met en place le Blocus continental, par le décret de Berlin, fermant tous les ports européens aux vaisseaux anglais.
- Napoléon Bonaparte remporte la victoire d'Iena contre les Autrichiens.
- Napoléon Bonaparte renverse François I et met fin à l'Empire romain germanique. François II prend le titre d'empereur d'Autriche.
Afrique
- Le Cap, en Afrique du Sud, devient une colonie britannique.
- L'île de la Réunion devient l'île Bonaparte.
Amériques
Amérique du Nord
Amérique latine
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabo-musulman
- La ville de Jérusalem compte environ 12 000 habitants dont 3 000 Juifs.
Arts & cultures
Chateaubriand s'embarque pour l'orient.
Sciences et techniques
- L'ingénieur anglais William Murdock installe l'éclairage au gaz dans une filature cotonnière de Manchester, en Angleterre.
- 20 avril : Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III)
- 20 mai : John Stuart Mill, philosophe et économiste
- 28 octobre : Alphonse Louis Pierre Pyrame de Candolle, botaniste suisse († 1893)
- 13 novembre : Philip de Malpas Grey Egerton, paléontologiste anglais
- 6 décembre : Gilbert Duprez, chanteur d'opéra français
- 23 janvier : William Pitt le Jeune, premier ministre de Grande-Bretagne (° 1783)
- 3 mars : Heinrich Christian Boie, auteur allemand (° 1744)
- 22 avril : Pierre de Villeneuve, amiral français (° 1763)
- 23 juin : Mathurin Jacques Brisson, zoologiste et physicien français (° 1723)
- 3 août : Michel Adanson, botaniste français (° 1727)
- 22 août : Jean-Honoré Fragonard, peintre français (° 1732)
- 23 août : Charles Augustin De Coulomb, physicien français (° 1736)
- 20 septembre : Kitagawa Utamaro, graveur et peintre japonais (° 1753)
- 10 novembre : Charles Guillaume Ferdinand de Brunswick, militaire allemand (° 1735)
- 18 novembre : Claude Nicolas Ledoux, architecte français (° 1736)
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ko:1806년
ms:1806
simple:1806
1836Catégorie:1836
Cette page concerne l'année 1836 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
France
- 23 juillet : Loi Pelet incitant les communes à avoir au moins une école primaire pour les filles.
- 30 octobre : Tentative menée par Louis-Napoléon Bonaparte pour soulever les troupes à Strasbourg.
Amérique
- 25 février : Exhibition de Joice Heth par Phineas Taylor Barnum : premier "zoo humain".
- 2 mars : Le Texas proclame son indépendance par rapport au Mexique.
- 6 mars : Prise de Fort Alamo par les Mexicains se soldant par la mort des 189 défenseurs.
- 15 juin : L'Arkansas devient le vingt-cinquième état de l'Union américaine.
- 7 décembre : Élection de Martin Van Buren comme président des États-Unis.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- Publication à Paris du premier numéro du quotidien Le Monde, qui cessera de paraître moins d'un an plus tard, après la parution de son 350e et dernier numéro.
- Érection de l'obélisque de la place de la Concorde.
- L'architecte anglais Charles Barry conçoit le nouveau Westminster Palace dans le style néogothique.
- L'écrivain anglais Charles Dickens publie sa première œuvre à succès, Les aventures de M. Pickwick.
- France : fin de la construction de l'Arc de triomphe de l'Étoile
- Fondation de l'Université de Londres.
- Science et techniques :
- L'inventeur américain Samuel Colt commence la production de son premier revolver.
- Sports :
- La pratique de la soule en Bretagne se cantonne désormais au seul Pays de Lorient où des parties ont lieu jusqu’en 1914.
- 14 juillet 1836. Deuxième édition des « Jeux Olympiques Scandinaves » à Ramsola (Suède).
- Le Surrey est sacré champion de cricket en Angleterre.
- Première édition de la course hippique anglaise du Grand National, à Maghull.
- 8 janvier : Sir Laurens Alma-Tadema, peintre anglais d'origine hollandaise
- 14 janvier : Henri Fantin-Latour, peintre et lithographe français
- 14 mai : Wilhelm Steinitz, premier champion du monde officiel d'échecs
- 31 mai : Jules Chéret, affichiste et lithographe français
- 15 octobre : Jacques-Joseph Tissot (James Tissot), peintre français
- 21 janvier : André Étienne Justin Pascal Joseph François d'Audebert de Férussac naturaliste et militaire français (° 1786).
- 10 juin : André-Marie Ampère (° 1775).
- 20 juin : Emmanuel-Joseph Sieyès, Homme politique, académicien français (fauteuil 31) ( ° 1748)
- 26 juin : Rouget de Lisle, le père de la Marseillaise.
- 28 juin : James Madison, Président des États-Unis (° 1751).
- 17 septembre : Antoine-Laurent de Jussieu, botaniste français (° 1748)
- 6 novembre : l'ex-roi Charles X (79 ans) de France, comte de Ponthieu, aîné des Capétiens et chef de la maison de France (° 1757).
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Jean-François-Thérèse Chalgrin
Jean-François-Thérèse Chalgrin (Paris 1739 - id. 1811) est un architecte français.
Chalgrin est élu en 1799 à l'Académie des Beaux-Arts - 3ème section (architecture), au fauteuil V (occupé précédemment par Charles de Wailly).
Principales réalisations
- Collège de France 1780
- Église Saint-Philippe-du-Roule 1784
- Il fait des transformations au Palais du Luxembourg
- Il restaure le Théâtre de l'Odéon en 1783
- Il restaure la tour Nord de l'Église Saint-Sulpice et devient l'auteur de son monumental buffet d'orgue.
- Il dresse les plans de l'Arc de Triomphe, mais décède avant sa réalisation en 1836.
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Chalgrin, Jean-François-Thérèse
Jean-Nicolas Huyot
Jean-Nicolas Huyot (1780-1840) est un architecte français.
Jean-Nicolas Huyot voyage en Asie Mineure, en Egypte et en Grèce entre 1817 et 1821. Il fait parvenir à Champollion toute une collection de d'inscriptions qu'il a relevées dans le temple de Ramsès II à Abou Simbel, ce qui lui contribue à lui permettre de déchiffrer les hiéroglyphes.
Principales réalisations
- Il a participé à la construction de l'Arc de Triomphe sur les plans de Jean-François-Thérèse Chalgrin, décédé en 1811.
- Sous la Monarchie de Juillet, il est chargé de rédiger un projet d’agrandissement et d’isolement de la Conciergerie afin d’en faire un édifice majestueux. Il meurt avant l'achèvement de ce projet, qui se poursuivra jusqu'au second empire sous la direction de Duc et Dommey.
- Il fait le premier projet de la basilique Sainte-Clothilde en 1827, le projet tombe dans l'oubli avant d'être relancé en 1833 par le nouveau préfet Rambuteau, qui le confie à François-Christian Gau (1790-1853) réalisera un nouveau projet néo-gothique.
Huyot, Jean-Nicolas
Huyot, Jean-Nicolas
Huyot, Jean-Nicolas
Huyot, Jean-Nicolas
Jean-Pierre Cortot
Jean-Pierre Cortot est un sculpteur français, né à Paris en 1787 - mort à Paris en 1843.
Il fut pensionnaire de l'Académie de France à Rome (Villa Médicis) de 1810 à 1813.
Œuvres
Paris
1813
- Arc de triomphe de l'Étoile : relief du Triomphe, 1810
- Fronton du Palais Bourbon, Paris
- Statue équestre de Louis XIII, dans le square Louis XIII de la place des Vosges, 1825
- Musée du Louvre :
- Daphnis et Chloé (Groupe), de 1824 à 1827
- Le soldat de Marathon annonçant la victoire, de 1822 à 1834
- Place de la Concorde : les Villes de France, statues de Brest et Rouen, de 1835 à 1838
Cortot
Cortot
Cortot
Cortot
Antoine Etex
Antoine Étex (Paris, 20 mars 1808 - Chaville, 14 juillet 1888), est un peintre et sculpteur français de style néo-classique, remarqué par ses scènes allégoriques, nottamment ses bas-reliefs pour l' Arc de triomphe de l'Étoile.
Etex, Antoine
Etex, Antoine
Catégorie:Peintre en E
Etex, Antoine
Etex, Antoine
Antoine Etex
Antoine Étex (Paris, 20 mars 1808 - Chaville, 14 juillet 1888), est un peintre et sculpteur français de style néo-classique, remarqué par ses scènes allégoriques, nottamment ses bas-reliefs pour l' Arc de triomphe de l'Étoile.
Etex, Antoine
Etex, Antoine
Catégorie:Peintre en E
Etex, Antoine
Etex, Antoine
La Marseillaise
La Marseillaise est l'hymne national de la République française.
Histoire
Elle fut composée par Rouget de Lisle à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration de guerre au roi d'Autriche. Elle portait alors le titre de Chant de guerre pour l'armée du Rhin.
C'est le 30 juillet 1792, alors qu'elle avait été entonnée par les soldats républicains marseillais entrant dans Paris, lors de l'insurrection des Tuileries, qu'elle fut baptisée La Marseillaise. Ces soldats avaient sans doute appris ce chant dans la Rue du Tapis Vert où il fut chanté pour la première fois à Marseille.
Le septième couplet, dit Couplets des enfants, date d'octobre 1792. Il est attribué à Jean-Baptiste Dubois, Marie-Joseph Chénier et l'abbé Dubois.
Elle est déclarée chant national le 14 juillet 1795.
Interdite sous l'Empire puis la Restauration, elle est remise à l'honneur après la Révolution de 1830 et redevient hymne national sous la III République. Le ministère de l'Éducation Nationale conseille d'en pratiquer le chant dans les écoles à partir de 1944, pratique qui est dorénavant obligatoire à l'école primaire (loi du 19 février 2005). Les Constitutions de 1946 (IV République) et de 1958 (V République) conservent La Marseillaise comme hymne national (article 2 de la Constitution de 1958).
Ringardisée par la génération baba-cool des années 1970, la Marseillaise fut un temps accaparée par les seuls nationalistes, Front National au premier chef. Depuis la fin des années 1990 pourtant, la Marseillaise, tout comme le drapeau national bleu, blanc, rouge, sont clairement de retour comme symbole républicain fort.
Le 6 octobre 2001, lors du match de football France-Algérie au Stade de France, la Marseillaise fut copieusement sifflée par une partie des spectateurs. Ces sifflements furent attribués à de jeunes français issus de l'immigration (maghrébine/algérienne). Ceci provoqua une vive réaction à travers tout le pays et inspira une loi quelques années plus tard, d'autant qu'au printemps 2002, certains supporters corses du Sporting Club de Bastia sifflèrent à nouveau l'hymne national à l'occasion de la finale de la Coupe de France.
La Marseillaise est bien plus que l’hymne français. En tant que chant révolutionnaire de la première heure, il a été repris et adopté par nombre de révolutionnaires sur tous les continents. Au premier chef, les Bolcheviks l'adoptent pour hymne en 1917 avant de reprendre un autre chant français, L'Internationale.
Les étudiants chinois manifestant sur la place Tiananmen chantaient également la Marseillaise, qui pour eux restait avant tout le chant des combattants de la liberté.
Interprètes
La Marseillaise eu de nombreux interprètes dont :
- Serge Gainsbourg (1979) sous le titre de « Aux armes et cætera ». Il s'agissait d'une version reggae qui déclencha de nombreux émois au point qu'il sera pris à partie par des parachutistes au cours de l'une de ses représentations. Il acheta le manuscrit original du Chant de guerre de l'armée du Rhin lors d'une vente aux enchéres en décembre 1981. « J'étais prêt à me ruiner », déclara-t-il.
- Mireille Mathieu ;
- Marcel Mouloudji ;
- Marc Ogeret ;
- Édith Piaf ;
- Michel Sardou (1976) ;
- Oberkampf, version punk en 1983 ;
- The Beatles (introduction de All You Need Is love) ;
- Jean-Loup Longnon, version brésilienne dans l’album Cyclades, 1996 ;
- Rohan,version enfant 2005 ;
- Isabelle Hamon, version Gallo 2005 ;
- Graeme Allwright.
Loi
Le 24 janvier 2003, l'ensemble des députés ont adopté, dans le cadre de la loi de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi) proposée par Nicolas Sarkozy, un amendement créant le délit d'« outrage » au drapeau français et à l'hymne national, La Marseillaise. Délit sanctionné par un emprisonnement de 6 mois et 7500 euros d'amende. Un certain nombre de citoyens et d'associations de défense des droits de l'Homme se sont insurgés contre ce qu'ils considèrent comme une atteinte manifeste à la liberté d'expression et contre le flou entretenu par le mot « outrage ».
Le conseil constitutionnel a limité les possibilités d'applications : « [...] sont exclus du champ d'application de l'article critiqué les œuvres de l'esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementés par elles ; que l'expression « manifestations réglementées par les autorités publiques », éclairée par les travaux parlementaires, doit s'entendre des manifestations publiques à caractère sportif, récréatif ou culturel se déroulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements à des règles d'hygiène et de sécurité en raison du nombre de personnes qu'elles accueillent. »
(Décision n° 2003-467 DC [http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2003/2003467/2003467dc.htm])
Le projet de loi Fillon, visant à reformer l'education et adopté en Mars 2005, a rendu obligatoire l'apprentissage de la Marseillaise dans les classes maternelles et primaires.
Paroles
Le texte a subi plusieurs modifications de couplets. La majorité des couplets ne sont plus dans la version « officielle » (celle que l'on trouve sur le site de l'Élysée) et seul le premier couplet est chanté lors des événements. Deux couplets (les « couplets des enfants ») ont été ajouté ultérieurement, dont l'un d'eux a depuis été supprimé de la version « officielle ». Enfin, eu égard à son caractère religieux, le 8e couplet à été supprimé par Servan, ministre de la guerre, en 1792.
Polémiques concernant le texte de la Marseillaise
L’hymne national français est un chant guerrier hérité des guerres révolutionnaires. La violence de la Marseillaise est parfois critiquée, en France même, mais il convient d’en rappeler le caractère exclusivement défensif :
- « Aux armes citoyens ! » est le mot d’ordre de la levée en masse pour défendre « la Patrie en danger », assiégée par l’Europe entière ;
L’expression « sang impur » est parfois mal interprétée. Il ne s’agit nullement ici d’une connotation raciste faisant référence à du sang étranger. Le « sang impur » de la Marseillaise, c’est le fameux « sang bleu » des nobles qui symbolisait le caractère inégalitaire de l’Ancien Régime. La Marseillaise est composée alors que les nobles ont émigré en masse à l'étranger, et qu'ils se préparent à envahir la France, faisant craindre une répression.
Si l’on pousse plus loin l’analyse, on fera remarquer que ce vers est un plagiat d’une chanson anti-anglaise très populaire lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763). La haine franco-anglaise atteint à cette occasion des sommets depuis la guerre de Cent Ans, et des deux cotés de la Manche, les textes haineux se multiplient. Cette littérature appelant à la résistance est une mine pour certains auteurs révolutionnaires en mal d’inspiration, Rouget de l’Isle inclus. « Aux armes citoyens ! » figure ainsi dans une Ôde aux Français signée Ecouchard en 1762, tandis que l’on retrouve notre vers invoquant un sang impur dans une Adresse à la nation anglaise sous la plume de Claude-Rigobert Lefebvre de Beauvray en 1757.
En raison de son caractère violent, il y eut plusieurs tentatives de réécriture, les plus notables sont celles de Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, Mireille Mathieu, Serge Gainsbourg ou Yannick Noah avec Aux rêves citoyens !
Voir aussi
Bibliographie
- Frédéric Robert, La Marseillaise, Les nouvelles éditions du pavillon, Imprimerie Nationale, 1989
- Frédéric Dufourg, La Marseillaise, Éditions du Félin, Collection Félin poche, 2003
Liens externes
- [http://www.gmarchal.net/marseillaise.htm Alors, Zizou (la Marseillaise)], par Gilles Marchal
- [http://www.elysee.fr/elysee/francais/les_symboles_de_la_republique/la_marseillaise/la_marseillaise.21106.html La Marseillaise sur le site officiel de l’Élysée]
- La musique est disponible dans le domaine public sous forme d'un fichier midi Image:Audiobutton.png media:france_anthem.mid.
- [http://blog.empyree.org/?2005/07/14/1624-la-marseillaise-version-sur-complete Version sur-complète]
- [http://s.huet.free.fr/kairos/aletheia/rouget.htm et un ultime couplet]
- [http://www.easybyte.org Easybyte] - arrangement pour piano de La Marseillaise
Marseillaise
Marseillaise
Marseillaise
Marseillaise
ja:フランスの国歌
Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769 – Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède.
Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun.
Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »
Jeunesse et ascension dans l'armée
Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787.
D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre.
Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France.
Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).
Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes.
Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.
Campagne d'Italie]
Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio.
En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.
Campagne d'Égypte
Paris]]
- Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte
- En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson.
-
- La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.
Le coup d'État
Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu.
Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne.
L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir.
Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée.
Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire.
Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple.
Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos.
C'est le début du Consulat
La Constitution
Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir.
Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution
Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.
L'Oeuvre législative
Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif.
Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours.
Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil
Du Consul à l'Empereur
Code civil]
En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon.
Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis.
Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence.
En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles.
Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée.
Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon.
L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804.
1804 1805 à Milan]]
À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ».
Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ».
Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier.
On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.
L'Empire victorieux
Fontainebleau
En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant.
Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstedt). L'année suivante Napoléon traverse la Pologne et finit par signer, à Tilsit, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits (au milieu du Niemen), un traité avec le tsar Alexandre I, divisant l'Europe entre les deux puissances.
Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres d'Ancien Régime, officier de l'armée royale, brise les anciennes conceptions militaires : il ne s'agit plus de livrer une guerre de siège à l'aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s'il le faut ; il ne s'agit plus de rester maître du champ de bataille, mais danéantir l'ennemi.
En 1808 il crée la noblesse d'Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de Comte d'Empire, prince de Neuchâtel, duc d'Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d'Elchingen, Roi de Naples...
D'Amsterdam à Rome, le grand Empire compte alors plus d | | |